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| l'Afrique de l'Ouest |
L’Afrique de l’Ouest attend beaucoup de l’atelier des experts en sorgho de la sous-région qui doit s’achever mercredi à Dakar, notamment en matière d’élaboration et de mise en oeuvre d’un programme de recherche sur la caractérisation, l’amélioration et la transformation du sorgho.
Le sorgho, est une plante d’origine africaine, résistante à la chaleur tout comme au manque d’eau, et cultivée soit pour ses graines, le sorgho grain, soit comme fourrage, le sorgho fourrager. Il est la cinquième céréale mondiale, après le maïs, le riz, le blé et l’orge.
Dressant un bilan en terme d’urgence des problèmes de développement du continent africain où la pauvreté progresse de 2% tous les ans, la ministre sénégalaise de la Recherche scientifique, le Pr. Yaye Kène Gassama Dia, a invité les chercheurs des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à faciliter la volonté politique des Etats africains.
Ceux-ci ont commencé à accorder à la science et à la technologie le statut de programme prioritaire en adoptant le Plan d’action consolidé (PAC), communément appelé Plan pour agir ensemble du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), a-t-elle précisé, dans son allocution à l’ouverture de l’atelier, mardi à Dakar.
Pour sa part, le secrétaire exécutif du Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF), le Dr Paco Sérémé, a réaffirmé que sur le sorgho pèse notamment la menace des aléas climatiques et du mode de conservation.
Le CORAF va accompagner et fédérer les initiatives pour une réduction durable de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et du Centre, a ajouté le Dr Paco.
Le directeur général de l’Institut sénégalais pour la recherche agricole (ISRA), le Dr Macoumba Diouf, a cependant confié à APA que le Sénégal a fait des avancées significatives dans le domaine de la culture du sorgho.
Selon lui, l’ISRA est en mesure de satisfaire les demandes en la matière à condition bien entendu de lui en donner les moyens, le but final étant de relancer la culture du sorgho pour l’alimentation humaine afin de lutter contre la malnutrition.
Selon les experts, le sorgho sert dans l’alimentation humaine comme animale (sous forme de graines ou de fourrages), dans l’industrie notamment dans la brasserie ou encore pour le biocarburant.
«Quand on parle de diversités génétiques, on parle de diversités des variétés qui s’adaptent à différentes conditions de prix et des sols», a poursuivi le directeur général de l’ISRA.
«L’ISRA dispose d’un matériel et d’un végétal très varié et peut encadrer la relance du sorgho. Il suffit de lui donner des moyens pour reconstituer le capital semencier du sorgho», a-t-il conclu.
Cet atelier des experts en sorgho de l’Afrique de l’Ouest entre dans le cadre des activités du Réseau Biosciences de l’Afrique de l’Ouest (WABnet), un instrument de la Conférence des ministres africains de l’Union africaine/NEPAD en charge de la science et de la technologie (AMCOST).