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| L'énergie |
La consommation domestique occupe près de 76% de l’énergie par habitant au Togo alors que la consommation annuelle d’énergie par habitant dans le pays est nettement inférieures à la moyenne africaine, selon le rapport 2000 -2007 du Système d’information énergétique (SIE) du Togo.
« La consommation domestique occupe près de 76%, les produits pétroliers 20 % et l’électricité 4 % », indique un rapport dont APA a obtenu copie.
Il précise que la consommation annuelle d’énergie par habitants pour l’année 2006 au Togo est de 0,27 tonnes équivalent pétrole soit la moitié de la consommation moyenne africaine qui est de 0,50 tonnes équivalent pétrole.
« La biomasse énergie (bois de feu, charbon de bois, déchets végétaux) représente 73 % de la consommation totale et les énergies commerciales, à savoir l’électricité et les produits pétroliers, représentent respectivement 4 % et 23 % de la consommation totale », poursuit le rapport.
Le rapport constate que sur toute la période de 1999 à 2005, la part de l’importation dans l’approvisionnent en énergie électrique reste très élevée.
En 2005, elle représentait 73 % des consommations alors que la capacité de production nationale (production hydraulique et thermique) couvrait seulement 27 % de ces consommations, souligne le document qui évoque l’urgence de la sécurisation de l’approvisionnement en énergie électrique au Togo par la diversification des sources.
Il révèle par ailleurs que le taux d’accès à l’électricité est de 50 % en milieu urbain mais de seulement 3 % en milieu rural en 2005.
« Il existe donc de grandes disparités entre le taux d’accès à l’électricité et la consommation en milieu rural et urbain, ce qui devrait motiver une politique accrue d’électrification rurale du pays », indique encore le document.
Pour Abiyou Tcharabalo, directeur générale de l’énergie du Togo et coordonnateur du SIE, il faudra donc lancer une politique énergétique structurée au Togo pour relever le défi énergétique.
« Les grands axes sont le problème d’approvisionnement en électricité, l’augmentation du parc de production et l’encouragement des interconnexions sous-régionales », a dit à APA M. Tcharabalo.