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| MOsibudi Mangena |
On assiste à un véritable renversement de situation en Afrique du Sud, avec le retour d’hommes de science et de techniciens confirmés pour travailler dans le domaine de l’industrie de la construction, a déclaré le ministre chargé des Sciences et de la Technologie, Mosibudi Mangena.
En présentant au Parlement le rapport annuel de son ministère publié mardi, M. Mangena a indiqué que ce retour « confirme que les sciences et la technologie sont sur le droit chemin dans notre pays », sans toutefois donner de statistiques sur ce retour au bercail des intellectuels et scientifiques sud-africains.
Selon lui, l’envol pris par l’industrie sud-africaine de la construction, et qui s’appuie sur l’organisation de la prochaine Coupe du Monde de football 2010, les perspectives de construction du Télescope Karoo Array (KAT), et les efforts déployés pour faire du pays le siège du Square Kilometre Array (SKA) ont fait revenir chez eux, les scientifiques et les techniciens.
L’Afrique du Sud envisage de construire un énorme radiotélescope très sensible, de classe mondiale. De plus, le pays est candidat pour abriter le tout premier Square Kilometre Array (SKA) qui, une fois terminé, sera un radiotélescope avec une aire de réception large d’un kilomètre carré. De par sa taille, il sera cent fois plus sensible que les équipements existant actuellement.
Il pourrait incorporer de multiples champs de vision d’observation indépendants, permettant à plus d’un radioastronome, de scruter en même temps, ou de voir simultanément plusieurs zones célestes.
La décision finale sur l’emplacement définitif du SKA sera prise en 2008 par les principales agences scientifiques internationales qui financent le projet.
« Initialement, notre offre pour le SKA, consistait à faire du pays un simple site. Mais au fur à mesure que le projet avançait, il était devenu clair que nous pourrions apporter davantage au montage technique et scientifique du SKA.
« Conscient de cela, le ministère a mis sur pied une équipe solide pour construire le télescope et développer davantage la radioastronomie en Afrique du Sud. Ceci en retour, nous a permis, en très peu de temps, de jouer un rôle prépondérant dans l’élaboration du SKA », a-t-il ajouté.
De l’avis du ministre, l’équipe du KAT s’était déjà signalée par sa compétence et on faisait sans cesse appel à elle pour aider et conseiller le bureau international du projet SKA sur les systèmes d’ingénierie, l’évaluation des coûts et d’autres aspects techniques du projets.
« L’équipe semble actuellement jouer un rôle décisif dans l’élaboration du traitement numérique du signal pour le télescope et pour la mise au point d’un logiciel approprié », a expliqué le ministre aux députés.