Les présidents Faure Essozimna Gnansingbé du Togo et Yayi Boni du Bénin ont inauguré le 18 septembre à Sanvée Condji frontière sud-est des deux pays, la liaison d'interconnexion à fibres optiques de réseaux de télécommunication entre le Togo et le Bénin, a-t-on appris mercredi dans la capitale togolaise.
La fibre optique, selon un responsable des réseaux à Togo Télécom est un support de transmission constituée par un câble à travers lequel le signal est transporté sous forme de faisceaux lumineux qui propage plusieurs quantités d'informations.
Ce réseau destiné à améliorer la qualité de service et de supporter les transmissions à haut débit dessert plus de 30 localités, permettant ainsi de disposer d'infrastructures de base pour le développement des technologies de l'information.
Ces équipements ont contribué depuis le 14 juillet 2007 à améliorer la qualité du transport des communications entre le Togo et le Bénin offrant ainsi les opportunités d'acheminement de trafic à haut débit.
Ce projet, réalisé sur une période de 18 mois par Togo Télécom, et mis en service commercial en octobre 2003, a coûté près de 16 milliards de francs CFA. En effet le Togo qui avait totalement numérisé son réseau de transmission et de communication depuis 1992, a déployé en 2003, plus de 750 km de fibres optiques avec des équipements modernes SDH offrant une capacité de 30.240 communications simultanées.
Le lien commun initial reliant les deux pays, d'une capacité maximale de 120 communications en FH numérique a été remplacé par une artère optique d'une capacité de 7600 communications simultanées par fibre et la liaison Lomé-Anèho est constituée de 24 fibres optiques supportant chacune un débit de 2.5Gbts/s.
Le Togo se trouve de ce fait raccorder au câble sous-marin à fibre optique SAT-3 à travers la station de Cotonou distante de 165 km.
Rappelons que depuis le premier trimestre 2004 les réseaux de fibres optiques du Burkina et du Togo sont interconnectés et depuis le 9 mai 2007, Lomé est reliée à Bamako par le réseau de fibres optiques sous-régional.
Pour permettre au Togo de disposer d'un point d'atterrissement propre et à toute la sous-région de diversifier et de sécuriser ses accès aux câbles sous-marin internationaux, il participe au projet West Africa Festoon Submarine Cable System (WAFS), regroupant neuf pays de la côte ouest de l'Afrique à savoir l'Angola, l'Afrique du Sud, le Botswana, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo et le Togo.