a Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), plaide pour un accroissement de l’aide étrangère pour promouvoir la science, la technologie et l’innovation dans les pays les moins avancés (PMA), a appris vendredi APA, de source officielle à Cotonou.
Selon le nouveau rapport de la CNUCED sur les pays les moins avancés (PMA), publié vendredi à Cotonou, l’aide publique étrangère a été beaucoup moins efficace qu’elle n’aurait dû.
«Les pays à revenu élevé, comme les pays membres de l’Organisation de développement et de coopération économiques (OCDE), ont pour la plupart mis en place des programmes destinés à renforcer leur système d’innovation national et à encourager l’innovation dans les entreprises locales", indiquele rapport.
En revanche, le développement de la science, de la technologie et de l’innovation dans les pays pauvres n’a guère de place dans les programmes d’aide publique des pays à revenu élevé », souligne le document.
Le rapport, qui a pour thème «Savoir, apprentissage technologique et innovation dans la perspective du développement», considère que cet élément de progrès est aussi important pour les pays pauvres que pour les pays riches.
« Dans les PMA, l’acquisition de technologie par le biais des marchés internationaux est quasiment inexistante à l’heure actuelle. L’aide est donc un moyen extrêmement important de stimuler le transfert de technologie et de renforcer les capacités technologiques des entreprises nationales, à vocation commerciale et agricole », indique l’étude quirelève que les priorités des donateurs ne correspondent pas à ces besoins.
«Les engagements annuels au titre de la coopération technique destinés à améliorer la bonne gouvernance dans les PMA se sont élevés à 1,3 milliard de dollars des Etats-Unis pendant la période 2003-2005, alors que les engagements d’aide en faveur de la vulgarisation agricole atteignaient à peine 12 millions de dollars », poursuit le rapport.
«Il n’est pas question de mettre en cause l’importance de la bonne gouvernance mais on voit mal comment un pays peut y parvenir s’il ne peut pas s’appuyer sur une économie prospère génératrice de moyens d’existence productifs pour ses citoyens ».
La CNUCED, observe dans son rapport que l’appui à la science, la technologie et l’innovation dans les pays pauvres est une composante essentielle de l’aide, laquelle ne doit pas être conçue comme une manière de distribuer, mais comme un moyen de faire avancer.
« Cette approche novatrice pourrait permettre de rompre avec les échecs du passé », préconise le rapport.