Ces messages qui nous rivent à nos portables connaîtraient en effet un manque certain d'intérêt auprès des citoyens étatsuniens. Selon une étude d'Ipsos, 82 % des Américains auraient ainsi affirmé n'avoir jamais recours aux SMS.
Cette étude, menée à travers 11 pays, semble un bon indicateur des comportements mondiaux à l'égard du texto. Toujours aux États-Unis, on apprend ainsi que 15 % des utilisateurs en envoient de façon hebdomadaire, contre 3 % qui n'y ont recours que mensuellement, voire moins.
En Inde, la tendance est similaire, d'autant que le coût des appels tend à baisser, expliquant que les utilisateurs préfèrent un coup de fil, même rapide, à la rédaction d'un message. Le nombre moyen de SMS envoyés est en baisse de 7 %, impliquant par là même des revenus plus faibles pour les opérateurs téléphoniques.
On comparera ces habitudes à celles des Sud-Coréens, plutôt friands de communication textotique, puisque 69 % des personnes interrogées avaient recours au SMS, plaçant le pays à la deuxième place des consommateurs, contre 89 % des Japonais, leaders incontestés dans le domaine.
AT&T avait dernièrement été fort critiqué pour sa politique tarifaire sur le prix des messages, plus élevé que pour d'autres services d'envoi de données. Un constat qui expliquerait d'autant mieux la baisse d'intérêt pour le tripatouillage de clavier.
Nicolas G.