Des milliers de togolais étaient descendus samedi matin dans les rues de la capitale togolaise pour dénoncer la décision de la Confédération Africaine de Football (CAF) et exiger la "démission" de son président Issa Hayatou, a raporté l’Agence Savoir News.
La manifestation est une initiative d’une vingtaine d’Associations de la société civile et ONGs dont l’Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST), l'Association Togolaise des Consommateurs (ATC), l’Association Togolaise pour le Bien Etre Juvénile (ABEJ), la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) et l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT). (Photo: Un manifestant brandissant une pancarte ce samedi dans les rues de Lomé).
Partis de la Colombe de la Paix, les manifestants, estimés à 25.000 par des journalistes et à 50.000 par les organisateurs, ont parcouru les grandes rues de Lomé avant de se retrouver au stade municipal.
Plusieurs manifestants ont brandi des pancartes et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "Issa Hayatou = Mafia", "Le Togo ne mérite pas cette sanction", "Issa Hayatou, voleur, assassin" ou encore "Issa Hayatou, tu es mafieux, irresponsable".
Certains manifestants ont durant la marche, brûlé des photos de Issa Hayatou qu’ils tenaient.
"C'est une marche qui est justifiée", a indiqué à l'Agence Savoir News, Tata Avléssi, estimant qu'il s’agit de montrer aux yeux du monde, que "nous sommes injustement condamnés".
Selon Hans Masro, le président de l'Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST), " c'est une démonstration à l'endroit de la CAF qu'on n'est pas d'accord, car c'est une décision inique".
Dans une déclaration rendue publique par les organisateurs de la manifestation, "Issa Hayatou a perdu le peu de bon sens et d’humanisme qui lui restait et il ne mérite pas de s’éterniser à la tête de cette institution footballistique qui a pour mission d’unir tous les peuples africains".
Ils "félicitent" le gouvernement pour des dispositions prises en vue d’éviter aux Eperviers une "catastrophe qui se profilait à l’horizon de Cabinda".
Les Associations et ONGs initiatrices de la marche demande à l’Etat de "ne ménager aucun effort pour traduire devant tous les tribunaux compétents, les auteurs, co-auteurs et complices de ce drame qui a sérieusement endeuillé le peuple togolais".
Rappelons que le bus de la délégation togolaise a été mitraillé le 8 janvier à l’enclave de Cabinda, alors que les Eperviers du Togo se rendaient à leur quartier général pour la phase finale de la CAN.
Deux togolais ont trouvé la mort cette attaque: Abalo Amélété, l’entraîneur adjoint de la sélection nationale et Stanislas Ocloo, le responsable à la communication. Le gardien de but Kodjovi Obilalé a été gravement blessé.
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