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| Pascal Bodjona (Photo savoir News) |
Le gouvernement togolais va se battre par "toutes les voies légales pour que la vérité et la raison triomphent", suite à la décision prise samedi par la Confédération Africaine de Football (CAF) de suspendre le Togo des deux prochaines Coupes d’Afrique des nations, a souligné dimanche lors d’une conférence de presse Pascal Bodjona, ministre d’Etat en charge de l’administration territoriale et porte-parole du gouvernement.
"Le monde sportif et le peuple togolais sont avec nous. Nous allons nous battre par les voies légales pour que la vérité et la raison triomphent", a indiqué M.Bodjona.
Les ministres de la justice Kokou Tozoun, du Commerce Guy Lorenzo et du sport Christophe Tchao étaient présents à cette conférence de presse à la Primature.
Des responsables des comités mis en place pour gérer la sélection nationale pour la CAN étaient également présents.
"Nous disons notre indignation face à cette décision surprenante, scandaleuse venant d'une Instance de la CAF", a souligné le porte-parole du gouvernement.
"Le Togo n'est pas sorti de la compétition par complaisance. Nous avons été attaqués. Au lieu de nous rassurer sur des plans sécuritaires, c'est des déclarations de mépris qui ont suivi. Nous ne savions pas si c'était une attaque spécialement dirigée contre le Togo, surtout qu'après cette attaque, ceux qui l'ont revendiquée ont bien dit qu'ils continueront", a poursuivi M.Bodjona.
Selon lui, la décision prise par la CAF est une "décision scandaleuse, elle n' a aucune dimension humaine".
"Comment comprendre qu'une telle décision soit prise au moment où le Togo était en train d'enterrer l'une des victimes de Cabinda?", s’est interrogé le ministre.
Abalo Amélélé, l’entraîneur adjoint de la sélection togolais décédé dans cette attaque a été inhumé samedi à Kara (nord du Togo).
"Il s'agit d'une décision surprenante qui peut être interprétée comme étant l'expression d'un mépris total face au drame vécu par le peuple togolais", a précisé M.Bodjona.
"Nous n'avons vu aucun représentant de la CAF le jour où le peuple togolais a rendu hommage aux victimes. Au lieu d'un soutien, c'est des déclarations qui frisent le mépris total", a-t-il ajouté.
Rappelons que deux togolais ont trouvé la mort dans l’attaque de Cabinda: M.Amélété et Stanislas Ocloo, le responsable à la communication de la sélection togolaise. Le gardien de but Kodjovi Obilalé a été gravement blessé.
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