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| La Pdte Méhéza face aux journalistes |
Le 08 mars 2008, la Journée Internationale de la Femme a été célébrée à travers les quatre coins du monde. Au Togo, la femme a été au centre des débats au cours d’une rencontre avec la presse organisée par l’Association Jeunesse Féminine (MJF) à la bourse du travail à Lomé, a constaté Lomecite sur place. Une centaine de jeunes filles, apprenties ou responsables d’atelier sans distinction de religion ont honoré de leur présence cette journée d’échanges dont le thème est : « Jeune fille et l’avenir ». Pour la présidente de MJF, Mlle N’GASSIBOU Méhéza, il s’agit pour elle et les autres membres de l’association de rencontrer leurs sœurs pour débattre du thème. En choisissant ce thème alors que le monde entier se réunit autour de « Investir dans la femme et les filles », il est question d’après un constat fait sur le terrain que la dignité de la fille est non seulement dévalorisée mais est en perte de vitesse vis-à-vis du développement. « Devons –nous croiser les bras face à la dérive ? », non, répond la présidente de MJF. En créant le 1er Septembre 2007 le MJF qui regroupe les jeunes filles de toute nationalité vivant sur le sol togolais, les responsables se sont donnés des objectifs à atteindre. Entre autres objectifs, on peut citer : la lutte contre la prostitution et vagabondage des jeunes filles ; œuvrer pour la prise de conscience de la valeur féminine; promouvoir l’éducation et la formation professionnelle ; lutter contre l’analphabétisme; améliorer l’état de santé des personnes atteintes du vih/ sida en facilitant leur accès aux soins de santé primaire voire les produits pharmaceutiques à moindre coût…
En appelant les jeunes filles à une prise de conscience, Mlle Méhéza pense que si les sœurs ne mesurent pas les conséquences qu’elles courent en voulant suivre la mode, la femme sera réduite à un simple objet alors qu’en réalité,la gente féminine est loin de là. « La rue ne nous donne rien de bien, elle ne peut que nous donner des images inattendues… », avertit –elle. En diagnostiquant le mal et en découvrant les causes liées à cet effet, la présidente du MJF fait savoir que l’exode rural qui
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| L'assistance très attentive.. |
pousse les filles à quitter les campagnes à la recherche d’emploi en ville, le manque de moyens de subsistance dans les milieux reculés doivent être vaincus. Et c’est face à ce constat que l’association se donne comme mission, de sensibiliser, de conscientiser les filles qui se livrent à une telle aventure sans lendemain,la prostitution, via des descentes dans les milieux des prostituées, dans les boites de nuit de la capitale pour leur parler. « Nous avons un projet pour sillonner les milieux ruraux afin de sensibiliser les jeunes filles à travers le pays.. », confie t-elle à la presse.
Un an après sa création, le bureau envisage déjà de créer des bureaux préfectoraux pour accroître la sensibilisation, souligne t-on. Et pour y en arriver, la présidente compte sur le soutien de tous, des autorités togolaises en passant par des donateurs, aux partenaires en développement pour la réussite de la mission que son association s’est assignée.
Lambert A. Lomé@cité.com