 |
| Gilchrist Olympio, Pdt de l'UFC (photo archive) |
Le 22 mars 2008, l’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio faisait sa seconde sortie politique depuis les dernières élections législatives. C’est la place Anani Santos qui a servi de cadre à cette rencontre entre les premiers responsables de ce parti et leurs militants de la commune de Lomé.
Comme c’est le cas par le passé, une campagne centrée sur la présence de leader de L’UFC lui-même a été bien mise en branle dans le but de mobiliser le plus grand nombre de Loméens et prouver à l’opinion nationale et internationale que Lomé est un acquis pour le parti. Erreur d’appréciation du moment où les choses ont bien évolués avec un changement des mentalités. La mobilisation n’a pas comblé les attentes des responsables de l’UFC qui a n’en point douter étaient quelque peu déçus.
Le Togo de 2009 n’est plus celui de 2005 où les Loméens perdaient leur temps pour des meetings et autres discours stériles et sans réelle issue. Les togolais ont tellement évolué qu’ils ont compris que ceux qui prétendent lutter pour leur cause ne pensent plutôt qu’à leurs panses et à leurs poches. Rien d’autres que ça.
La faible mobilisation à ce meeting de l’UFC démontre à quel point la population se lasse de se parti qui, depuis plusieurs années n’a rien apporté de positif. Au contraire, elle (la population) estime que l’UFC a contribué fortement à exacerber sa souffrance avec ses positions la plupart du temps rigides aux conséquences nuisibles sur la vie socio politique.
Cette rencontre à la place Anani Santos est une preuve que les choses vont de mal en pire pour le parti qui dit incarner le changement. Les togolais préfèrent en ce moment se concentrer sur leur quotidien et de la manière dont ils feront pour joindre les deux bouts que de se laisser emporter par des propos d’un parti qui au finish ne changent pas leur vécu quotidien.
Par ailleurs, certains responsables du parti n’ont pas évolué et n’évolueront jamais. Sinon comment comprendre qu’à l’heure où tout le monde appelle à l’apaisement pour que dans une synergie des forces, le Togo puisse retrouver ses marques d’antan, qu’ils se permettent d’inciter encore à la révolte et aux troubles.
Isabelle Améganvi et Jean Pierre Fabre doivent savoir que si troubles il y ait, ils ne seront pas épargnés. Au lieu d’inciter donc aux militants à ces genres de comportements aux issues incertaines, il serait mieux pour eux de prôner l’apaisement. Car personne ici bas ne peut se vanter détenir le monopole de violence.
Le Togo notre pays n’a plus en réalité besoin de tout cela. Et pour éviter qu’on ternisse encore l’image du Togo qui a tant souffert de l’avènement de la démocratie, il importe que les responsables des partis politiques cultivent en leur sein un minimum de responsabilité digne qui les confère réellement le titre de responsables du parti.
Ce qui se passe ailleurs doit nous servir d’exemple pour qu’on puise proscrire de nos habitudes la violence. Le Togo notre pays n’a plus besoin de ça en ce moment. Nous ne disons non plus qu’il faille croiser les bras et regarder le pouvoir faire. Mais nous disons qu’il y a d’autres moyens autres que la violence pour changer ce pays. Alors pourquoi ne pas faire usage de ces moyens que de vouloir encore pousser les pauvres jeunes togolais à l’abattoir ?
Le Messager du 26 Mars 2009
(Bouraima )