 |
| Dogbe Anani Sika, Le Directeur du CHU-Tokoin de Lomé/Photos Lomecite.com |
A
peine débarqué aux urgences, l’ex premier ministre Komlan Mally est confronté à une situation délicate. Il doit engager les négociations avec le personnel de santé du Togo qui ont déclenché le 17 septembre 2008, un mouvement de grève de 48 heures pour réclamer de meilleures conditions de travail.
Ce mouvement de grève de 48 heures est un avertissement sans frais lancé aux autorités togolaises pour améliorer les conditions de travail du personnel de santé. Par le biais de leur porte parole, le Dr Mathé, les grévistes réclament entre autre l’augmentation des primes de gardes des infirmiers et infirmières et celle des primes de risques. « Nous ne pouvons plus continuer dans cette condition, les infirmiers et infirmières veillent sur les malades et sont exposés à des maladies comme la tuberculose, le paludisme et même le Sida mais leurs primes de garde sont dérisoires » a lâché le Dr Mathé qui attire l’attention des autorités togolaises.
Outre les primes de gardes, ils réclament également les primes de risques. « Ailleurs, dans certains pays du continent, les primes de risques varient entre 50.000 et 100.000 FCFA mais au Togo, les primes de risques se situent à 3000 FCFA », s’est t-il plaint. Malgré ce mouvement de grève de 48 heures, les grévistes assurent le service minimum mais ils sont décidés à aller plus loin si les autorités togolaises n’améliorent pas leurs conditions de travail.
L’ex premier ministre, Komlan Mally qui a remplacé le Professeur Charles Kondi Agba au ministère de la santé est ainsi confronté à un dossier brûlant de l’heure.
Hugues ATTIKPO- Lomecite.com