Une étude menée par des chercheurs de Clermont-Ferrand montre que des tomates qui ont été soumises aux ondes magnétiques d'un téléphone portable secrètent une molécule de stress. Ces chercheurs, sous la direction du professeur Gérard Ledoigt, ont démontré que les tomates subissaient un stress sous l’effet des ondes magnétiques d'un téléphone portable.
Cette annonce pourrait bien relancer le débat sur les effets de l’utilisation d’un téléphone portable sur la santé. Rappelons qu’il y a quelques semaines, la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, estimait qu’il n’y a à ce jour « aucune preuve scientifique de la dangerosité du téléphone portable », ajoutant que « le risque ne peut être exclu. C'est la raison pour laquelle il faut utiliser le mobile d'une manière raisonnable ».
Selon le professeur Gérard Ledoigt, de l’Ecole Doctorale des Sciences de la Vie et de la Santé, cité dans la quotidien Le Parisien, le téléphone portable « perturbe l'organisme de la plante en faisant apparaître chez elle des molécules qui n'apparaissent que lorsqu'elle est blessée ou abîmée, ce qui ne peut pas être bon ». « Le téléphone portable provoque un dérèglement cellulaire potentiellement nocif », précisent nos confrères.
L’objectif du travail de ces chercheurs était de déterminer si le champ électromagnétique (CEM) émis par les téléphones portables (fréquence 900 Mhz) induisait chez la tomate une réponse rapide et systémique mettant en jeu des acteurs des voies de réponse aux stress. Les ondes électromagnétiques émises par les portables provoquaient chez les tomates exposées la sécrétion d'une molécule de stress.
Les résultats obtenus permettent d’avancer l’hypothèse que ce type de rayonnement émis par les téléphones portables est perçu par les plantes comme un stimulus environnemental. Désormais, les chercheurs vont procéder à des nouvelles expériences pour vérifier l'effet du téléphone portable sur des cellules souches humaines de peau. Précisons que la tomate un modèle couramment utilisé dans les études scientifiques relatives à la réponse au stress chez les végétaux.
Rappelons que selon le ministère de la santé, « plusieurs études scientifiques parues récemment, mettent en évidence la possibilité d’un risque faible d’effet sanitaire lié aux téléphones portables après une utilisation intense et de longue durée (plus de dix ans). Toutefois, les limites inhérentes à ce type d’études ne permettent pas de conclure formellement sur l’existence d’un risque », ministère qui a saisi l’agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) afin qu’elle « réalise une mise à jour de son expertise sur les risques liés à l’exposition aux radiofréquences en intégrant les différentes études parues sur le sujet, tant en matière d’exposition que d’impact sanitaire. »
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