Environ 12% de la population ivoirienne souffre de la drépanocytose, a révélé samedi au cours d’une conférence, le docteur Amadou Sangaré, chef du service dermatologie au centre hospitalier et universitaire de Cocody.
Cette conférence initiée par l’Association ivoirienne de la lutte contre la drépanocytose a porté sur le thème ‘’La drépanocytose, problème de santé publique en Côte d’Ivoire’’.
La drépanocytose est une maladie génétique liée à une malformation des globules rouges responsables du transport de l’oxygène à travers l’organisme.
Face à la progression de cette maladie, le docteur Sangaré, a recommandé la mobilisation de la population, des malades et des services de santé.
« C’est une maladie congénitale, c’est-à-dire, transmise par les parents. Deuxième particularité, c’est une maladie qui frappe avec prédilection les sujets de race noire », a-t-il expliqué.
Pour lui, c’est une maladie qui pose aux pays d’Afrique noire un véritable problème de santé publique.
« Notre pays est l’un des tous premiers pays au monde à être leader scientifique de cette maladie. On naît avec cette maladie et on meurt avec », a encore dit docteur Sangaré.
« Je pense que le problème le plus important, c’est de vivre avec cette maladie, réduire la fréquence des crises, traiter efficacement les crises mais comme la science progresse, on verra d’ici 10 ans. C’est une maladie qu’on pourra guérir par une thérapie comme appelle la thérapie génique » a-t-il conclu.
Jeannot Masseu, président de l’Association ivoirienne de lutte contre la drépanocytose, a de son côté expliqué le sens de cette initiative.
« Nous avons décidé d’organiser cette conférence afin d’informer et de sensibiliser les populations sur cette maladie qui est en train de gagner du terrain » a dit M. Masseu à ce propos.