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| La table lors de la rencontre avec la presse à Lomé |
Du 06 au 09 mai 2008, une conférence s’est tenue à Brazzaville au Congo. Quarante ONG venant de l’Afrique de l’Ouest et du Centre en lutte contre la pandémie du siècle ont été représenté à cette rencontre de grande envergure où le droit des PVVIH /Sida a été au centre des discutions.
Le Togo a été représenté par M.ASSOU Alipoé de la société civile, Mme OURO-TAGBA Rafihatou de RAS+Togo, de M.ZEKPA Apoté T.Antoine du CILSIDA (Club Initié pour la Lutte contre le Sida) et de M.ASSOU –ALIPOE K.E.RAPHÆL de L’AST ( Action Santé pour Tous).
Ces deux dernières ONG ont rencontrées la presse nationale le 24 mai 2008 à Afanoukopé sis à Baguida à Lomé. L’Objectif de cette rencontre avec la presse était d’informer les uns et les autres et de l’autre de procéder à la restitution des travaux de de l’atelier de Formation sur le droit des PVVH/Sida.
Si la déclaration universelle des droits de l’homme reconnaît le droit de tout individu, il faut reconnaître que les personnes vivant avec le VIH font l’objet de toute humiliation de toute sorte. Confrontées d’abord aux problèmes d’accès au soin et aux Antiretroviraux (ARV), les PVVH/Sida rencontrent également la discrimination, la marginalisation par leurs familles, la société, par leurs collègues de travail et autres dans leur quotidien.
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| M.ZEKPA Apoté de l'ACTION Santé pour Tous (AST) |
Au cours de l’atelier de Brazzaville, plusieurs thèmes ont été débattus à cet effet à savoir la situation de la prise en charge juridique des PVVH/Sida dans les différents pays ; l’application des textes juridiques et conventions internationales relative aux droits de PVVIH/Sida et les instruments nationaux de sauvegarde des droits…
Six communications ont été faites par les représentants du Togo. Entre autres communications, comprendre les devoirs des personnes vivant avec le VIH ; VIH /Sida et droits de l’homme en Afrique : situation sur le terrain ; partenariats communautaires : le travail de plaidoyer des réseaux ; développer une loi anti-discriminatoire et de protection des PVVIH : cas du Togo ; rôle de la famille dans la protection des droits des PVVIH… Les échanges au cours de la rencontre De Brazzaville ont permis aux participants de formuler une déclaration sur la violation des droits des personnes vivant avec le VIH/Sida résumé en quatre points :
1- Aux Etats, une plus grande prise de conscience sur l’urgence de la création d’un cadre législatif et fonctionnel pour la protection , la prise en charge et le contrôle du VIH SIDA ;
2- Aux partenaires au développement, d’appuyer et d’accompagner les actions des Etats et de la société civile à la mise en place d’un cadre législatif et fonctionnel la ; protection , la prise en charge et le contrôle du VIH ;
3- A la société civile, une plus grande implication dans l’observation des violations des droits des PVVIH et la mise en œuvre effective des mesures visant à les protéger ;
4- Aux PVVIH, une plus grande prise de conscience sur la question de leurs droits mais aussi de leurs devoirs vis-à-vis d’elles mêmes et de la communauté.
Notons qu’au Togo, le taux de prévalence s’élève à 3,2 et l’ONUSIDA dans un rapport publié en 2007, estime que plus de 25 millions de personnes seront infectées dans la décennie à venir. Apparue il y a 25 ans, le Sida continue de faire des milliers de victimes.
Lambert A/ Lomecite.com