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Mercredi, 03.25.2009, 02:29am (GMT)
Sur
les plateaux de Forum Jésus Solidarité, OBUTS droit dans ses bottes suscite un « I have a dream » ou encore un «
Yes We can ». 60 minutes pour
parler du pardon et de la réconciliation du peuple togolais. Mr Agbéyomé Messan
KODJO fait le point. Autant victime que
certains togolais qui réclament justice et réhabilitation aujourd’hui, accusé à
tort et ayant même reçu des aveux officieux de nombre de ses délateurs, le
Président de OBUTS allume le flambeau de l’espoir en l’avenir et invite les pouvoirs publics à passer du bon coté de
l’histoire « Quelle que soit la longueur de la nuit, en
2010 le jour se lèvera pour le Togo » a déclaré Agbéyomé Messan KODJO Président
de OBUTS invité au 2ème numéro de Forum de JS une émission télévisée
initiée par la RTDS pour appeler au pardon et à la réconciliation entre
togolais. Me ABI Président du PSR était également invité à débattre du sujet
inscrit à l’ordre du jour. Le décor planté en ces termes par l’animateur le Révérend Pasteur PRINCE
DEGRACES « Vous êtes devant le peuple. Tout ce que vous direz ce soir
sera pris en compte », donne déjà une solennité et une
certaine gravité à ces 60 mn à débattre du pardon, à chercher à voir la vision
de chacun des invités sur le pardon et la réconciliation, à savoir qui doit
pardonner qui, si le pardon était
possible et si une réconciliation était possible sans le pardon. Pour Agbéyomé
Messan KODJO le pardon est « une thérapie personnelle qui permet de
se libérer du poids de l’offense subie et surtout de se réconcilier avec soi-même, avec Dieu et avec la société ». Ceci s’inscrit dans
une dynamique où il y a une reconnaissance claire et explicite de la part de
l’entité qui aura commis l’offense. Attaché à l’idée de liberté, le Président
de OBUTS est revenu sur le fait que ruminer les offenses leur donne de l’importance.
Dieu notre créateur est un Eternel Présent. Refuser le pardon c’est avoir
l’esprit tourné vers le passé. Donc, selon lui, pardonner contribue à libérer
la personne qui in fine accepte la démarche. S’il va de
soi que c’est l’offensé qui doit pardonner à l’offenseur, si l’on doit se référer
au Pater Noster qui dit « Pardonnez nous nos offenses comme
nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé », il faut de prime
abord créer les conditions qui incitent
et conduisent à la démarche vers le pardon. Selon le Président de OBUTS, les divisions et la révolte contenue des victimes sont liées au phénomène de l’impunité et la
transgression des valeurs morales. Dans une société, nul ne devrait être au
dessus des Lois, malheureusement cela semble être le cas au Togo depuis des
lustres. Dans ces conditions il est difficile de pardonner. La victime y voit
une politique de deux poids deux mesures. A terme une bonne gouvernance politique et économique
est le gage nécessaire pour favoriser le pardon et la réconciliation. Si le favoritisme,
l’exclusion des postes de responsabilités pour des raisons politiques ou ethniques,
la répartition des richesses et des biens demeurent liés à des critères
d’appartenance politique , ethnique et clanique , si l’équité est réduite au rêve et que la justice demeure une illusion,
il va sans dire que la rancœur ne peut que se renforcer , et plonger la société togolaise dans le doute, et la crainte du lendemain. Une des solutions
est à minima, la reconnaissance, des torts
commis et l’admission d’une réparation. A titre d’exemple, le rapport de
KOFFIGOH sur les événements qui ont marqué le scrutin présidentiel d’avril
2005, a établi les responsabilités, évalué les dégâts commis et chiffré la
somme globale destinée à dédommager les victimes .Selon le Président de OBUTS,
enclencher simplement la procédure d’indemnisation des familles des victimes et
de la réhabilitation des refugiés aurait soulagé les cœurs, et contribué à la
relance de la consommation et de l’investissement. Revenant sur
les douloureux événements de la Place Fréau Jardin du 25 Janvier 1993, dont on
l’accuse d’être le Chef d’orchestre, le Président de OBUTS a été formel. Il est
évident affirme t- il qu’il ne peut pas
être l’organisateur d’une telle tragédie et en même temps celui qui a tenté de
dissuader les responsables de
l’opposition de maintenir la manifestation, à la place indiquée, de l’imminence
des incidents qui allaient se produire. Il n’a
malheureusement pas été écouté par les responsables du Collectif de l’Opposition Démocratique ( CODII) Le Président
de OBUTS met au défi les leaders de l’opposition ainsi que ceux de la majorité,
de présenter à la Nation les preuves de son implication s’ils en disposent
réellement. Le même défi a été lancé aux policiers, aux gendarmes, et aux
militaires en leurs grades et qualités respectives. Ce soir, sur
le Plateau de Forum Jésus Solidarité, le
Président de OBUTS dévoile que l’un des leaders de l’opposition et pas des
moindres lui a confié lors
d’un séjour à Paris : « Fo
Gabi nous reconnaissons ton innocence dans le drame de Fréau Jardin, mais comme
tu as préféré mettre ton intelligence au service du RPT et des gens du Nord, au
lieu de soutenir notre cause pour l’alternance au Togo, il a fallu qu’on t’attribue
la responsabilité de ce massacre, pour t’affaiblir ». Accusé ?
Oui et à maintes reprises. L’éclairage sur l’événement de la Place Fréau Jardin renvoie dorénavant les accusateurs devant
leur responsabilité, leur conscience et l’Histoire de la Nation togolaise. Mr Agbéyomé
KODJO est revenu sur les affaires de détournement présumé des 10 Milliards de
francs CFA alors qu’il était en poste au Port Autonome de Lomé. Cette
accusation, fut le motif du mandat
d’arrêt international lancé contre lui en Septembre 2002, suite à la
publication de son pamphlet contre le régime RPT en Juin 2002, intitulé « Il EST TEMPS D’ESPERER », quelques
heures avant sa démission du poste de Premier Ministre de la République ;de
la célébration des 17 Milliards de
Francs CFA, et la manipulation de
conscience formulée par un leader de
l’opposition au lendemain du lancement réussi de son parti politique OBUTS. Concernant
les 10 Milliards de francs CFA, Agbéyomé Messan KODJO affirme qu’il est étonnant que la BOAD et
l’AFD qui furent les victimes présumées de cette prédation n’aient pas porté
plainte contre l’ancien Directeur Général du Port de Lomé, alors que c’est le Ministre de la Justice de l’Etat Togolais
qui fut l’instigateur de la procédure judiciaire. Manipulation politique quand
tu nous tiens ! Cet alibi
servira de fondement à l’arrestation et l’emprisonnement de Agbéyomé Messan KODJO
pendant 60 jours à la prison miliaire de Kara. Il n’est donc pas surprenant que devant le collège
impressionnant d’avocats internationaux présent au cours de son procès au
Tribunal de Kara , l’arrêt rendu par la justice togolaise stipule que « le délit reproché à l’ancien premier
Ministre, relève du domaine de l’impossible, ordonne par conséquent sa libération
immédiate, et condamne l’Etat à ses dépens. » Jusqu’à ce jour le
Gouvernement fait obstruction à la liquation des dépens auxquels l’Etat est condamné. Ceci n’est qu’une
illustration du mépris dans lequel le droit et la justice sont tenus au Togo. Pour la
célébration de sa fortune qui serait évaluée
à 17 Milliards, Mr KODJO estime que cela relève de la plaisanterie, surtout dans un pays où, le moindre soupçon
d’enrichissement conduisait les auteurs directement en prison aux mépris des règles
de procédures judicaires. Il se réjouit de la levée du secret bancaire et
invite tous ceux qui le souhaitent, à faire des investigations sur ses avoirs
présumés dans le monde, et invite nos gouvernants à se prêter au jeu. Cet
exercice leur permettra assurément de mieux apprécier la réalité et le
caractère léger des accusations infamantes dont il fut l’objet sans parler de l’instrumentalisation
de la manipulation des consciences aux fins d’abattre un adversaire politique. Au sujet de
la tentative de subornation de témoin pour allonger la période de détention
d’un leader de l’opposition embastillé par le pouvoir en 2001, il a été accusé récemment
dans les médias du fait que le Premier Ministre qu’il était se rendait nuitamment dans un Commissariat de
police à la rencontre de ce témoin présumé. Mr Agbéyomé
affirme qu’il s’agit là d’une accusation mensongère car il ne s’est jamais
rendu dans un commissariat de police la nuit dans l’exercice de ses fonctions,
et que dans le cas d’espèce il s’agit de
la DPJ, où le témoin présumé fut détenu pour les besoins des enquêtes. Le Directeur Général en poste à la DPJ à l’époque, le Commissaire KOUDOWOVOR ainsi que ses collaborateurs pourront corroborer ses affirmations. Interrogé avant son assassinat le témoin
présumé affirme sous serment n’avoir
jamais reçu la visite du Premier Ministre, ni de ses envoyés pendant sa
détention à la Direction de la Police Judiciaire. Cette accusation est d’autant
plus grave qu’elle provient d’un leader de l’opposition à qui on aurait donné
le bon Dieu sans confession. Monsieur
Agbéyomé KODJO estime que la marche vers
la démocratie connait des difficultés liées à la volonté des acteurs de préserver
leurs intérêts égoïstes, en ayant recours au mensonge, à la manipulation
et même à la violence politique. Il affirme
que le moment est venu de prendre la mesure de la gravité de la souffrance du
peuple et invite les togolais à se faire confiance pour œuvrer à la renaissance
de notre pays. Autant
victime que ses autres compatriotes, Agbéyomé
Messan KODJO assure que le pardon
et la réconciliation sont possibles, pour autant que soit mis fin à
l’impunité dans notre pays, et que les bourreaux cessent de narguer leurs victimes.
Mais au delà de tout il faudra une forte volonté politique pour avancer
vers le pardon. Le respect des lois par
tous étant un impératif majeur, et un préalable à la réussite de ce processus. Il a fustigé
le comportement du Gouvernement qui aggrave la misère du peuple en refusant de
prendre des mesures de soutien au
pouvoir d’achat, l’abandon des infrastructures à la ruine, une politique qui
frise le népotisme et la gabegie. Il a en outre dénoncé la faiblesse du budget
national qui ne traduit ni les efforts des acteurs économiques, ni le potentiel
économique du pays. Il s’est également interrogé sur le maintien d’une
tarification exagérée des produits pétroliers qui oblige les usagers à
s’approvisionner dans les pays voisins où les prix sont plus abordables.
Comment l’Etat qui s’est substitué au groupement des pétroliers puisse imposer
au peuple des prix du carburant qui frisent l’arnaque ? Il est temps pour ce régime de comprendre que
l’art de gouverner réside dans la prise en compte des aspirations du peuple. Nos
gouvernants doivent comprendre que ceux qui se maintiennent au pouvoir par la
corruption, la perversion des résultats électoraux et qui bâillonnent les
contestations de leur peuple sont du mauvais côté de l’histoire. Le monde a
changé, l’ordre ancien qui s’accroche à des méthodes et à des pratiques
surannées de gouvernance doit céder le
pas à une nouvelle génération pétrie de modernité et qui aspire à ouvrir à
notre pays les portes du 21 e siècle. Pour Agbéyomé
Messan KODJO, une telle politique ne fait que renforcer les rancœurs et les
frustrations qui trouvent leur exutoire pendant les périodes électorales. Il a
rappelé qu’à tous les postes où il a servi il ne s’est jamais départi des
obligations morales et éthiques de la fonction publique et que partout des
résultats certains et concrets ont couronné ses actions. Et pourtant
en dépit de ses loyaux services à la Nation, nos gouvernants sont incapables
d’honorer ses droits, de lui accorder un statut, qu’ils peinent à trouver. Pis
encore ils s’octroient un luxe arrogant à entraver le paiement d’une cession
immobilière qu’il a consentie à un particulier. En
conclusion le Président de OBUTS s’est
adressé à la Nation en ces termes : « Mes chers compatriotes
quelle que soit la longueur de la nuit, en 2010 un nouveau jour se lèvera pour
le Togo, pour que triomphent la justice et la fraternité, des opportunités seront données à chaque togolais de s’épanouir, la prospérité sera partagée par tous, et le
Togo retrouvera enfin le chemin de la
paix et du progrès ». Marie
Solange ADANBUNU, Cellule de Communication du Président de OBUTS, candidat à
l’élection présidentielle de Février 2010.
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