L’amélioration des conditions de vie des travailleurs togolais était au menu des discussions, mardi à Lomé, entre le président togolais Faure Gnassingbé et les membres de la coordination de l’intersyndicale des travailleurs du Togo (ISTT), a constaté APA sur place.
«Les travailleurs sont extrêmement mécontents et c’est la première chose que nous avons dite au chef de l’Etat », a déclaré Norbert Gbikpi Bénissan, porte-parole de l’ISTT.
«Nous avons discuté des problèmes qui concernent les travailleurs: la question des arriérés des salaires, de l’âge de la retraite, du silence et de l’inaction du conseil national du dialogue social», a –t-il ajouté.
Selon M. Gbikpi Bénissan, le président togolais a répondu sur plusieurs points de revendications, dont celui des arriérés de salaires. Le chef de l’Etat s’est engagé de payer à toutes les catégories de travailleurs «un arriéré de salaire vers la fin mars ou dans le courant du mois d’avril», a-t-il dit.
«Concernant la cherté de la vie et la flambée des prix, le chef de l’Etat nous a promis que des mesures allaient être prises », a poursuivi le porte-parole de l’ISTT.
«Nous continuons les négociations et nous faisons tout pour qu’il y ait une amélioration réelle des conditions de vie des travailleurs et des populations », a-t-il conclu.
Le mois dernier le gouvernement togolais a demandé aux responsables de l’intersyndicale des travailleurs du Togo (ISTT) de surseoir à une marche de protestation destinée à dénoncer les conditions de vie des travailleurs, marquée par la baisse de leur pouvoir d’achat qui a été aggravée par la flambée des prix des produits de première nécessité.
A quelques heures de la marche, les ministres de l’administration territoriale et de la sécurité a été «dépêché par le Chef de l’Etat togolais » pour discuter avec les responsables de l’intersyndicale.
Les travailleurs togolais déplorent aussi la décision unilatérale du gouvernement d’augmenter le salaire des fonctionnaires de 3%. Selon les responsables de l’intersyndicale, cette augmentation salariale ne tient compte ni du pouvoir d’achat des travailleurs ni des engagements pris dans le cadre du dialogue social.
Cette rencontre tripartite ayant regroupé, du 30 janvier au 8 avril 2006, le gouvernement, le patronat et les travailleurs, avait préconisé que les salaires soient augmentés en fonction de l’évolution des entrées des recettes fiscales chaque année.
Deux ans après la tenue du Dialogue social, plusieurs points évoqués n’ont toujours pas été résolus alors qu’ils devaient l’être dans un délai de douze mois. Ainsi en est-il notamment de la question des arriérés de salaires, des pensions de retraite et des allocations familiales.
APA