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| Le Premier ministre Houngbo Fossoun, PM du Togo |
Dans un entretien avec le président de l’Association pour le Bien être Juvénile (ABEJ) le 24 septembre 2008, Guillaume Koko Messan persiste et signe : nous demandons aux autorités de revoir à la baisse le prix de la tonne du ciment au Togo pour faire profiter le peuple togolais les richesses de son sous sol.
« Nous demandons qu’on revienne sur les anciens prix du ciment, c'est-à-dire 70.000 FCFA la tonne qui d’ailleurs surpasse l’actuel prix de tonne du ciment au Ghana qui est de 65.400 FCFA », fait –il savoir après que les responsables de l’association sont allés au Ghana pour vérification.
L’ABEJ, une organisation de défense des droits de la jeunesse soutenue par une de quinzaine d’autres ONG dans cette démarche est de plus en plus active sur le terrain et sa toute dernière sortie est la lettre ouverte qu’elle a adressée au Directeur Général de CIMTOGO/WACEM pour exprimer son désaccord sur la hausse du prix de a tonne du ciment avant de formuler une doléance à l’endroit de Faure Gnassingbé et au gouvernement de tout mettre en œuvre «pour annuler cette fâcheuse augmentation qui viole la charte internationale des droits de l’homme à pouvoir se loger, ratifiée par le Togo… »
De multiples démarches ont été entreprises par l’ABEJ à la suite de l’augmentation du prix du ciment. Cette hausse a amené l’association à demander la démission de l’ex Premier ministre Komla Mally.
A en croire Guillaume- qui salut l’arrivée de Houngbo Fossoun à la primature, beaucoup de choses peuvent bouger compte tenu des expériences de la personne- d’après nos discussions, des actions concrètes sont en cours d’étude et elles seront visibles si le gouvernement ne dit rien à propos des demandes de l’association. « Nous pourrons mobiliser la jeunesse et les consommateurs à descendre dans la rue afin qu’on nous attende… », nous a-t-il confié.
Et d’ajouter : « Si les demandes ne trouvent pas satisfaction, nous irons plus loin en assignant le gouvernement à la justice pour violation des droits au logement et trahison à l’égard du peuple et sa jeunesse… ».
De toutes les façons, le président de l’association reste ferme : « Nous n’allons pas baiser les bras, car nous ferons la même chose quand les objectifs de notre association sont piétinés par les décideurs du pays… », insiste –t-il.
L’ABEJ s’est donnée entre autres objectifs de mettre en valeur la force juvénile majoritaire, de redonner une importance prééminente à l’action de cette force juvénile, assurer le bien être de toutes les jeunesses sans frontières, proscrire le tribalisme, le régionalisme, le racisme et la xénophobie, réhabiliter la jeunesse comme source de tout développement…
Lambert ATISSO.