Les vraies raisons de la démission de Komlan Mally : Faure Gnassingbé confronté aux exigences des bailleurs de fonds et à la pression de l’UFC Jeudi, 09.11.2008, 10:48am (GMT)
Komlan Mally, L'ex Premier Ministre du Togo
Nommé à la tête du gouvernement il y a neuf mois, le Premier Ministre Komlan Mally démissionne le vendredi 5 août 2008 sans réelle motivation. La mission pour laquelle il a été appelé semble ne pas aller à son terme. La démission de Komlan Mally est-elle provoquée ou une nécessité à Faure Gnassingbé pour mieux gouverner le pays.
En effet, dans un communiqué creux et sans issu motivant, le Secrétaire de la Présidence de la République M. Ahoomey-Zunu Sélagodji Artème a annoncé la démission surprise du Premier Ministre Komlan Mally et de son gouvernement. Cette annonce a surpris plus d’un Togolais dans la mesure où le programme de société de l’ex-Premier Ministre présenté à l’Assemblée Nationale n’est pas allé à son terme. En plus de ce programme, plusieurs besoins sociaux se font sentir sur le terrain au moment où l’ancien locataire de la primature démissionnait. Le problème de vie chère, les inondations, le rétablissement des ponts cassés, la hausse du prix du pétrole… Tout compte fait la démission de Komlan Mally est très floue. Des indiscrétions font plutôt état de ce que Faure Gnassingbé serait contraint à des exigences des bailleurs de fonds. Ces derniers exigent donc la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat.
Ceci prouve que Faure a trouvé le bilan à mi-parcours de Komlan Mally très en dessous de la moyenne. La démission de Komlan Mally est donc provoquée pour que Faure puisse améliorer sa position devant les exigences des bailleurs. Au delà de tout cela, l’Union des Forces du Changement (UFC) fait pression sur le gouvernement Faure-Mally à améliorer la situation de vie sociale des Togolais. Aussi est-il important que l’UFC rentre dans le prochain gouvernement afin de baliser le chemin à des élections transparentes et sans controverse en 2010.
La formation du nouveau gouvernement auquel participera des hommes et des femmes compétents pour la gestion du pays c’est-à-dire l’exclusion des gangsters de l’économie nationale permettra aux bailleurs de fonds de débloquer les fonds de ces nombreuses signatures de projets de finance entre le Togo et les partenaires en développement. Tout cela suppose que le Togo est suivi de très près par tous ceux qui lui apportent un soutien financier. Si les autorités du pays à travers Gilbert Bawara ont reconnu le manque de confiance entre la communauté Européenne et le Togo, il est alors opportun que Faure change sa perception de gérer le Togo afin de redonner confiance aux bailleurs.
Dans tous les cas, Faure a intérêt à se plier à ces contraintes des bailleurs de Fonds que de vouloir faire une résistance pour que le pays s’effondre totalement. Aussi la nouvelle équipe gouvernementale lui favorisera-t-elle la préparation des élections de 2010.