La section dames de l’Union des Forces de Changement (UFC) sur un pied de guerre
Vendredi, 08.22.2008, 01:59pm (GMT)
Mme Gertrude ATTIVI, SG de la section Dames de l'UFC
Les Dames de l’UFC-le principal parti d’opposition- ont animé le 21 Août 2008 au siège du parti un point de presse animé par Mme Gertrude Attivi, Secrétaire de la section dames de l’UFC a appris Lomecite. L’objectif de cette sortie médiatique, selon la responsable « C’est d’attirer l’attention des autorités togolaises en vue de remédier à certaines pratiques aux conséquences fâcheuses. Il se passe beaucoup de choses que les gouvernants feignent d’ignorer. Alors, il est temps de les leur rappeler à chaque fois afin qu’ils prennent conscience du danger qu’encourt notre beau pays le Togo » a t-elle déclaré.
Les dames du parti de l’opposant Gilchrist Olympio ont fait un diagnostic sévère des maux qui minent notre pays. De la lenteur des réformes institutionnelles et constitutionnelles à la généralisation de la corruption qui sévit dans tous les secteurs de l’administration publique en passant par le chômage et la dégradation des infrastructures routières compromettant dangereusement les activités économiques, tous ces sujets ont été passés au crible.
La section dames de l’UFC est également revenue sur la saisie à Sokodé de la cargaison de maïs des femmes commerçantes par l’Observatoire de la Sécurité Alimentaire au Togo (OSAT). Elles disent non à ces pratiques arbitraires et dictatoriales et interpelle le président Faure Gnassingbé.
Déclaration liminaire La Section Dames de l’Union des Forces de Changement (UFC) vous souhaite la bienvenue et vous félicite pour le travail, combien noble, que vous faites. Notre point de presse de ce jour revêt un caractère urgent car la République Togolaise va de mal en pis. La situation politique n’évolue pas, les réformes constitutionnelles et institutionnelles ne sont pas entreprises. Malgré une relance de l’UFC adressée au Premier Ministre, les 100 millions accordés dans le budget gestion 2008 au financement des partis politiques voté par l’Assemblée Nationale tardent à se concrétiser. La situation économique et sociale du pays s’aggrave de jour en jour. Le chômage sévit dans toutes les couches sociales du pays. Les populations togolaises demeurent préoccupées devant la généralisation de la corruption et des mauvaises pratiques dans tous les secteurs de l’administration publique, en particulier dans les Sociétés d’Etat, les Régies Financières, les Services Sociaux, les Forces de Sécurité et les Collectivités Territoriales. Les routes dans un piteux état et des ponts totalement effondrés ne sont plus praticables ce qui compromet dangereusement les activités économiques déjà exsangues de notre pays le Togo. La vie des citoyens est constamment en danger. Des assassinats crapuleux sont régulièrement perpétrés et restent impunis, le plus récent, la disparition tragique du Président du MODENA Monsieur Atutsè Kokouvi AGBOBLI. Le pouvoir RPT joue impunément avec la vie de tout un peuple. L’Union des Forces de Changement (UFC) n’a de cesse d’interpeller le gouvernement togolais sur les conditions de vie des populations. Mesdames, Messieurs, les journalistes, La Section Dames a été saisie d’un problème le samedi 16 août 2008 par des vaillantes commerçantes togolaises qui, par leur bravoure, contribuent à l’épanouissement économique du Togo. En effet, le mercredi 6 août 2008, la brigade de gendarmerie de Sokodé a interpellé le chauffeur d’un camion «Titan» qui déchargeait sa cargaison de maïs acheté au Burkina Faso. Les conducteurs de deux autres camions sont également interpellés alors qu’ils avaient quitté Sokodé et se dirigeaient vers Lomé. Les commerçantes, propriétaires des marchandises, sont accusées de se livrer à l’exportation de cette céréale et de créer sa pénurie sur le marché national. Malgré les explications et les documents fournis qui témoignent de l’origine de la marchandise, le Burkina Faso, le chargement est confisqué. Le samedi 9 août 2008, toujours à Sokodé, les commerçantes sont présentées à la Télévision Togolaise (TVT) comme de vulgaires trafiquantes dont l’action favoriserait la flambée du prix du maïs dans notre pays. Le mercredi 13 août 2008, soit une semaine après leur interpellation, ces commerçantes sont ramenées à Lomé avec leur cargaison de maïs, et conduites à l’Observatoire de la Sécurité Alimentaire au Togo (OSAT). Malgré leurs protestations, la cargaison est déchargée dans les entrepôts de l’OSAT. Les femmes de l’UFC disent Non à ces pratiques arbitraires et dictatoriales qui violent la charte de la CEDEAO sur la libre circulation des Personnes et des Biens. A cet effet, la Section Dames de l’UFC demande au chef de l’Etat et au Gouvernement de donner des instructions précises afin qu’il soit mis fin aux tracasseries dont les femmes sont régulièrement victimes et qu’il soit procédé à la restitution des marchandises en attendant les dédommagements. Nous lançons un vibrant appel à toutes les femmes togolaises afin qu’elles se mobilisent pour que justice soit rendue.