|
Des anciens Premiers ministres, anciens Présidents de l’Assemblée nationale, de la Cour constitutionnelle et de la Cour suprême du Togo ont remis au président Faure Gnassingbé leurs propositions pour le compte du processus «Vérité, Justice et Réconciliation », a appris APA de source officielle.
Ces anciens dirigeants des institutions de la république du Togo ont été sollicités pour apporter leur contribution dans le cadre des Consultations nationales lancées à l’appui du processus «Vérité, Justice et Réconciliation ».
Ils avaient déjà soumis le 27 juin dernier à la Coordination des Consultations nationales leur Contribution à la réussite dudit processus.
Selon le Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) au Togo, qui coordonne le processus, les activités des Consultations nationales se poursuivent sur toute l’étendue du territoire togolais. « La principale activité consiste en l’administration des questionnaires pour recueillir les avis et les opinions des populations sur le mandat et la composition de ou des commissions à mettre en place», indique le bureau du HCDH
Il s’agit surtout de centraliser « la perception des populations vis-à-vis de la justice dans le cadre du mandat de la (les) commission (s), leurs avis sur les formes de réparation qu’il faut accorder aux victimes ou à leurs ayants droit, les défis et les perspectives pour une vraie réconciliation entre les Togolais ».
L’objectif de ces Consultations est de permettre aux populations togolaises de s’impliquer, à leur manière, dans les politiques et stratégies de mise en œuvre des mécanismes proposés afin d’influencer qualitativement leur mandat et leur travail, indique-t-on.
Mais l’un des anciens Premiers ministres, l’opposant Yaovi Agboyibo, a refusé de participer au processus.
Il dénonce une inversion des rôles, en s’opposant à la « désignation », par le gouvernement, du bureau du Haut Commissariat des Nations Unis aux Droits de l’Homme (HCDH) pour gérer le processus de consultations.
Les consultations nationales en cours aboutiront à la mise en place d’une commission vérité et réconciliation au Togo.Celle-ci sera chargée de faire la lumière sur les actes de violence à caractère po1itique, commis durant la période allant de 1958 à ce jour, et d’étudier les modalités de réparations et de compensations pour les victimes.
Source: APA
|