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| Léopold Gnininvi, Sécrétaire Général de la CDPA à droite |
La Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), un parti politique au Togo a tenu le 19 Avril dernier à Lomé son conseil national. Ce conseil a été présidé par le Secrétaire Général du Parti, le Professeur Léopold Messan Gnininvi. Les conclusions de ce conseil au cours duquel les problèmes de l’heure ont été abordés sont contenues dans une déclaration dont on retient essentiellement un pacte pour la gestion d’une période transitoire.
La CDPA a fait, au cours de ce conseil, un diagnostic de la situation politique togolaise depuis la disparition du chef de l’Etat, le Général Eyadéma, la présidentielle d’Avril 2005, le dialogue Inter-togolais et l’Accord Politique Global (APG), les législatives du 14 Octobre 2007 et les enseignements à tirer, l’entrée de la CDPA au gouvernement en dépit d’un mauvais résultat et la situation d’ensemble du Pays.
Au sujet des législatives du 14 Octobre dernier, la CDPA prend acte de sa défaite tout en déplorant les coups bas perpétrés au cours de la campagne, parfois par ses amis de la classe politique et se fait le devoir impérieux d’asseoir une machine électorale pour l’avenir.
Pourquoi une décision de l’entrée de la CDPA au gouvernement en dépit d’un mauvais résultat ? (NDLR : la CDPA ne compte aucun député à l’assemblée nationale du Togo) Voilà une question qui taraude l’esprit des togolais. La réponse à cette question passe par la réponse à deux interrogations centrales selon les dirigeants de ce parti :
Avec les législatives sommes-nous désormais entrés en démocratie ?
Avec les législatives, l’APG était-il devenu caduc ?
Pour la CDPA, c’est non et il faut tirer les conséquences. La CDPA considère qu’il est impératif de se préoccuper de certains problèmes essentiels avant le scrutin de 2010 comme les différentes réformes préconisées par l’APG, Comment parvenir à mettre fin à l’impunité, Comment améliorer le mécanisme
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| les militants et sympathisans de la CDPA lors du conseil national |
électoral etc…
Fort de ce constat, la CDPA pense qu’un Pacte historique pour la démocratie s’impose, sans démagogie, sans fanfaronnade, sans considérations partisanes outrancières.
Le conseil National recommande que les militants et dirigeants du parti travaillent au développement institutionnel du parti. La CDPA doit continuer à travailler pour baliser la voie à une réconciliation nationale et au développement en aidant :
- à mettre fin aux privilèges imbus, qu’ils soient politiques, économiques ou claniques
- à éliminer l’impunité sous toutes ses formes
- à promouvoir la bonne gouvernance et la transparence
- à relancer l’économie nationale enfin débarrassée de l’opacité
- à mettre à niveau nos écoles, hôpitaux, routes et autres infrastructures
- à marquer un plus grand souci pour l’emploi des jeunes etc..
Enfin, la CDPA se félicite que, aujourd’hui, les voix s’élèvent pour reconnaître que dans notre pays ,une transition consensuelle peut être la voie la moins onéreuse pour une entrée définitive en démocratie.
Hugues ATTIKPO- Lomecite.com
Photos Lambert A.