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Mercredi, 02.18.2009, 12:50pm (GMT) Les discussions au sein du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) ont achoppé mardi sur le recours à la facilitation, une exigence de l’Union des forces de changement (UFC), principal parti d’opposition de Gilchrist Olympio. Les débats ont été suspendus jusqu’à vendredi "inclus"à la demande de cette formation politique. L’Agence Savoir News a rencontré Pascal Bodjona (ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale), président de ce dialogue, représentant le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé.Savoir News : Les discussions ont repris depuis quelques jours entre représentants du pouvoir, de l’opposition et du gouvernement au sein d’un Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC), structure créée par le chef de l’Etat Faure Gnassingbé à la demande de l’UFC) et du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). Etes-vous satisfaits aujourd’hui du déroulement des débats? Pascal Bodjona : Je suis un peu satisfait, parce que chaque fois que les togolais saisissent une occasion pour discuter des problèmes d’intérêt national, c’est un moment de joie. L’ambiance, comme je l’ai dit au début des travaux est conviviale. Mais il y a des points importants sur lesquels les accords de forme et de fonds ont été réalisés. Il y a aussi des points sur lesquels des désaccords sont notoires. Mais ce qui est important, c’est de pouvoir régler les problèmes fondamentaux par rapport à la loi électorale, parce que nous avons des échéances constitutionnelles connues. Nous avons également d’autres sujets qui sont inscrits à l’ordre du jour de nos travaux. L’UFC estime aujourd’hui qu’il faut recourir à la facilitation "en cas de blocage des discussions". Est-il aujourd’hui nécessaire de faire appel à un facilitateur? Je ne vais pas directement marquer mon point de vue. Mais je voudrais partager avec vous le constat auquel nous sommes arrivés. Il y a un décret qui a institué le CPDC, une institution qui n’est pas limitée dans le temps. Et cette structure n’est pas seulement installée pour connaître des questions d’ordre électoral. Toutes les questions d’intérêt national peuvent être débattues et évoquées au sein de ce Cadre. Et toutes les bonnes volontés, qu’elles soient nationales ou venant de toute part, peuvent nous aider ou nous accompagner. Mais, je ne crois pas convenable qu’un règlement intérieur puisse inscrire et lier la poursuite des travaux à une facilitation, puisque le décret (créant le CPDC) n’a pas institué le recours à un facilitateur. Mais il n’est pas exclu que l’initiateur de ce décret, c’est-à-dire le président de la République, en concertation avec les leaders, puisse voir ce qu’il y a lieu de faire en cas de blocage avéré. Nous devons nous faire un minimum de confiance sur les points fondamentaux qui nous intéressen L’UFC évoque une "crise de confiance au plan national". Qu’en dites vous ? Pascal Bodjona : Cette crise dont parle l’UFC n’est pas née dans le cadre du dialogue permanent et je me réjouis. Il s’agit d’une crise de confiance au "plan national ". Même s’il y a une crise de confiance sur le plan national, est-ce que les togolais, à un moment donné, ne peuvent pas faire un sursaut patriotique et dire : mettons de côté cette lourde méfiance et essayons de nous entendre. Vous êtes le représentant du chef de l’Etat à ce dialogue, ce qui signifie que vous êtes au-dessus de la mêlée. Que comptez-vous faire devant la situation actuelle ? Nous avons accédé à une demande de suspension des représentants de l’UFC. Elle a été motivée par la nécessité de faire recours à leurs mandants. Je pense que de part et d’autre, les concertations vont continuer pour que nous puissions trouver la solution convenable. Ce qui importe, c’est de pouvoir arriver à des compromis sur ce qui est important. Ici, ce sont des désaccords sur la forme, car nous n’avons pas encore rencontré des désaccords de blocage. Nous avons arrêté une méthodologie qui consiste à ce que nous continuons les accords et les désaccords, et qu’après avoir épuisé le chapitre inscrit, qu’on rende compte au président de la République sur l’état des désaccords auxquels nous sommes parvenus et celui des accords auxquels nous sommes également parvenus. Et il (le chef de l’Etat) peut en concertation avec certains leaders, voir les solutions appropriées à donner dans le cadre de la recherche des accords politiques. Est-ce que le peuple togolais peut espérer une décrispation rapide de cette situation qui s’apparente aujourd’hui à un début de crise ? Il n’y a pas de début crise. Au sein de ce Cadre, nous n’avons pas constaté de crise. Nous sommes arrivés à cette situation parce que chaque camp est figé sur ses positions. Mais l’espoir est permis. Je suis plus que confiant. Nous sommes déjà parvenus à des compromis importants. Mais malheureusement, avec cette demande de suspension, je ne peux pas me féliciter que nous soyons parvenus à un bilan exhaustif. Je souhaite vivement que cette suspension, puisse permettre à toutes les composantes du dialogue de pouvoir - à la suite des concertations- revenir lundi avec quelque chose d’important que le peuple souhaiterait voir. Jo/eg/al/ SN - (228) 962 59 79 Savoir News, la première Agence de presse privée au Togo. www.lomecite.com
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