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| Mme Nathalie Tadégnon Noaméshie,Première arbitre internationale VolleyBall |
Le Togo a offert depuis samedi dernier à l’Afrique, sa première femme arbitre internationale de volley-ball Nathalie Noameshie-Tadégnon . L’Agence de presse privée Savoir News l’a rencontrée sur un terrain de volley-ball à Lomé.
Savoir News : Vous êtes depuis samedi, la première femme arbitre internationale de volley-ball en Afrique. Comment en êtes-vous arrivée à ce stade ?
Nathalie Noameshie-Tadégnon : J’ai commencé à faire le sport très tôt car mon père adorait en faire, surtout le football et la natation. Au collège, après avoir pratiqué toutes sortes de disciplines, j’ai opté pour le volley-ball qui est un jeu passionnant. J’ai poursuivi au lycée et à l’Université. J’ai ensuite intégré le Club Etoile Filante de Lomé. J’ai joué respectivement dans la sélection de l’Université pour les Jeux Universitaires d’Accra en1999 et au sein de l’équipe nationale du Togo pour les matches et tournois internationaux, notamment le Tournoi International de la Francophonie et de la Solidarité en 2004 à Lomé, compétition que nous avions remportée.
C’est courant l’année 2000 que j’ai commencé l’arbitrage car ma vie professionnelle et de famille ne me laissaient plus assez de temps pour bien jouer. J’ai passé l’International Referee Candidats Course (IRCC) à Tunis en 2004. Au terme des matches demandés par la Fédération Internationale de Volley Ball (FIVB), j’ai obtenu le certificat, le badge et la carte d’Arbitre Internationale.
Aujourd’hui, vous avez atteint un niveau très élevé. Quelles sont vos ambitions ?
Nathalie Noameshie-Tadégnon : Comme j’aime beaucoup mon pays, je souhaiterais surtout participer à la formation des arbitres sur place. Dans le même temps, continuer à travailler très dur, pour officier aux Jeux Olympiques (JO) et Mondial. Je dois encore batailler très dur pour avoir d’autres grades.
Nous constatons que le volley-ball est l’une des disciplines sportives peu connues en Afrique. Comment expliquez-vous cela ?
Nathalie Noameshie-Tadégnon : En Afrique, en dehors quelques pays comme le Kenya et les pays de l’Afrique du Nord, le volley-ball est peu connu. Pourtant, c’est une discipline sportive connue sur le plan mondial.
Cette situation est surtout liée au manque de moyens financiers. Mais il faut aussi reconnaître qu’il n’existe pas de véritable politique de vulgarisation de la discipline, de stratégie de développement.
Au Togo, le volley-ball est pratiquement inexistant. Que faut-il faire aujourd’hui pour sortir cette discipline de son état actuel ?
Nathalie Noameshie-Tadégnon: Au Togo, le volley-ball est relégué au second plan mais paradoxalement le pays regorge des talents. Je cite en exemple : Fred Lawson-Body (Smatch d’or en France en 1989). Aujourd’hui, le stade de Poitiers porte son nom (voir le site : www.lawsonclub.com/).
Par ailleurs le Togo a reçu en 1995, lors du Concours mondial du Centenaire du volley-ball, le 1er prix mondial de "Volley-ball à l’école" avec l’ancien président togolaise de volley-ball Charles Panou.. Nous avons aussi quelques joueurs évoluant en l’étranger.
Aujourd’hui, il y a sincèrement un travail de fond à abattre pour sortir le volley-ball togolais de son état actuel.
Nous devons mener une bonne politique de vulgarisation par l’introduction de cette discipline à l’école primaire et dans les collèges. Je salue au passage le projet "volley à l’école" initié par la Fédération dont le lancement a été fait le 31 janvier dernier.
Le gouvernement doit insérer dans son planning, une bonne politique sportive visant à promouvoir et à développer le volley-ball.
Nous devons également nouer des relations (sorte de jumelages) avec des pays qui sont en avance dans le volley-ball, tels que la Chine , le Cuba , le Brésil , les USA, l’Italie, etc.
Il est également impérieux de rechercher tout pays désireux d’aider le Togo à former des entraîneurs à travers des stages, de rechercher aussi des équipes de hauts niveaux pour des matchs amicaux doublés du Tourisme, du matériels sportifs ( ballons, filets etc…).
Interview réalisée par la Rédaction de SavoirNews.