LOMECITE

   Plein Feu sur le groupe Toofan         "Nous tenons à notre humilité"
Vendredi, 05.09.2008, 12:59pm (GMT)

Blaise Mensah alias "Barabas"du groupe Toofan
I
ls sont deux jeunes garçons plein d’avenir qui progressivement marquent de leur empreinte la musique togolaise. Ils seront au Centre Culturel Français de Lomé le 16 Mai prochain en un concert-live. Lomecite vous fait découvrir dans une interview ceux qui font vibrer Lomé au sein de la musique « Ogragada ». Lisez-plutôt.

                                  Une Brève présentation :

Toofan : Moi, c’est Master Just. Je réponds à l’état civil au nom de Fatowou Kossivi. Je suis l’ambianceur du groupe et je mets le feu. L’autre, c’est Blaise Mensah dit Barabas, toaster et ambianceur. Tous deux, nous sommes de nationalité togolaise.

                      Le concept « Ogragada », Qu’est ce que cela signifie exactement ?

Master Just : Ogragada veut dire d’abord « debout ». Nos grands parents ont l’habitude de dire en mina (Langue vernaculaire du Togo) Egbéa moulé Ogragada ! En français, ça veut dire « Je suis en pleine forme aujourd’hui ». Une maman en pleine forme est une mère en qui ont sent de la vie. Musicalement parlant, Ogragada est un mélange de Rap, de hip hop, d’ambiance et une petite touche de comédie.

                                  Comment est né votre rythme ?

Barabas : Tout d’abord je remercie le tout puissant parce que tout vient de lui. Il a fallu qu’il nous parle et nous montre le chemin. Le reste est le fruit de plusieurs années de travail. Nous avons expérimentés beaucoup de genres musicaux puis, on s’est dit pourquoi ne pas faire quelque chose basé sur ce que nos aînés ont fait de bien. Là, nous avons découvert que tout ce qu’ils avaient crée repose sur la tradition. Alors nous avons décidé d’ajouter du hip hop et de créer une rythmique africaine en général et togolaise en particulier. Et poum, ça a mordu ! Le Ogragada est né.

Depuis quelques temps, vous orientez davantage vos concerts vers les pays voisins. Qu’est-ce qui vous pousse vers là ?

Muster Just : Nous avons produit notre premier album dans notre pays (ndlr : le Togo). Nous avons eu la chance juste après de faire des tournées en Norvège, en France et en Allemagne. Après nous avons accompagné l’équipe nationale de football du Togo,les Eperviers à une coupe du monde.  Il est normal que notre travail attired’autres pays qui veulent nous découvrir.

Au départ, Toofan est composé de trois ténors. Vous vous retrouvez à deux aujourd’hui.All One, le troisième larron est parti, pourquoi ?

Il a choisi son chemin. On n’y peut rien. On en reste malgré tout des amis. On s’appelle souvent, c’est l’essentiel.

         Que fait-il exactement en Allemagne ?

Il continue dans la musique. Il n’a pas encore d’album ni de single. Aux dernières nouvelles, il est en Suède.

     Vos albums marchent fort. Pouvons nous savoir combien vous en avez déjà vendu ?

Muster Just : Vers la fin de l’année 2007, nous avons réalisé un score de 3000 exemplaires d’albums
Fatowou Kossivi alias " Muster Just"du groupe Toofan
vendus.

 Avez-vous une bonne équipe d’organisation qui vous soutient ?

Bien sûr. Chacun cherche de son côté, puis nous mettons nos recherches en commun et ça donne ce que vous savez.

Votre succès ne vous monte t-il pas à la tête ?

Muster Just : Alors là, on va être sincère avec vous. Lorsque nous sommes invités à nous produire par exemple et que le cachet ne répond pas aux normes, nous le disons. Mais cela ne veut pas dire que nous piquons la grosse tête. Pas du tout ! La  preuve nous sommes toujours avec nos potes du quartier. Nous avons les mêmes habitudes de copains et surtout nous tenons à notre humilité.

Vous êtes en concert le 16Mai au CCF de Lomé. Ce sera du play-back ou du live ?

Rien que du live pour être plus en contact avec le public. Nous jouons avec notre orchestre.

                            Parlez-nous de votre vie intime

Muster Just : Je ne suis pas marié, je ne suis pas encore fiancé. Mais j’ai une petite amie qui s’appelle Keny. Je l’aime beaucoup. Avis aux dragueurs : n’y touchez pas ! (Rires)

Barabas : Moi, je ne suis ni marié, ni fiancé et je n’ai pas de petite amie. Je ne suis pas hypocrite. Je crois que le moment n’est pas encore arrivé pour moi ; mais ça viendra. Avec les femmes, il faut être prudent, les étudier avant de se lancer avec elles.


Transcription : Hugues ATTIKPO- Lomecite.com
Source : Magazine Sika’a Stars

 

 

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