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| Combattante du FARC |
Hugo Chavez renvoie la balle dans le camp du gouvernement colombien. Le président vénézuélien a affirmé mercredi qu'il ne manquait plus que "le feu vert" de Bogota pour engager l'opération de remise en liberté de trois otages des FARC.
A Bogota, un porte-parole du ministère colombien des Affaires étrangères a déclaré que le gouvernement n'avait pas encore de réaction officielle.
"Tout ce dont nous avons besoin est de l'autorisation du gouvernement colombien pour passer au feu vert", a déclaré Hugo Chavez lors d'une conférence de presse dans son palais présidentiel de Caracas. "Nous sommes prêts à activer l'opération humanitaire."
Si le feu vert est donné, le président vénézuélien croit possible une libération des otages "dans les prochaines heures", d'ici jeudi soir. "Nous ne voulons pas attendre un jour de plus", a déclaré M. Chavez, en espérant que les trois otages puissent "fêter le passage à l'année 2008" avec leurs familles.
Des avions et hélicoptères vénézuéliens, dont certains portent déjà l'emblème de la Croix-Rouge, sont d'ailleurs prêts à récupérer les otages en territoire colombien une fois l'accord donné par Bogota, a dit le président Chavez. Ce dernier a même précisé que, pour des raisons de sécurité, les pilotes vénézuéliens ne connaîtraient le lieu de leur destination qu'une fois en vol.
Les trois otages concernés par cette éventuelle libération seraient l'ancienne parlementaire Consuelo Gonzalez, Clara Rojas, collaboratrice de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne Ingrid Betancourt, et le jeune fils de cette dernière, Emmanuel, né en détention.
Les deux femmes se trouvent aux mains des rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis environ six ans.
Hugo Chavez a ajouté que sa proposition de libération des otages avait reçu le soutien des dirigeants de Bolivie, d'Equateur, d'Argentine, de Cuba, de France et du Brésil. Selon lui, la présidente argentine Cristina Fernandez a proposé de s'impliquer personnellement, au besoin, pour aider à cette opération de récupération.
La semaine dernière, les FARC -mouvement rebelle d'extrême gauche- avaient annoncé leur intention de remettre ces trois otages au président Chavez, considéré comme le chef de file de la gauche latino-américaine, relançant ainsi son rôle de médiateur dans la crise des otages.
Lors de cette conférence de presse, le président Chavez a également exprimé l'espoir qu'un autre groupe d'otages comprenant la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt soit libéré ultérieurement.
"Chavez fait les choses comme elles doivent se faire", a déclaré Hervé Marro, des comités de soutien d'Ingrid Betancourt, interrogé par l'Associated Press. "C'est une proposition excellemment pensée (car elle implique à la fois) des acteurs gouvernementaux et la Croix-Rouge qui a la confiance des FARC."
"On attend la réponse d'Alvaro Uribe et on n'a pas envie de douter que sa réponse soit positive", a-t-il ajouté. "Quelque chose de vraiment formidable se met en place. On a un espoir concret comme jamais auparavant."
M. Marro a exprimé l'espoir que le prochain groupe libéré "comprendra Ingrid Betancourt".
AP