Le Bureau international des expositions (BIE) a choisi lundi soir à Paris la ville de Yeosu (Corée du sud) pour abriter Expo 2012 à laquelle était candidate aussi les villes de Tanger (Maroc) et Wroclow (Pologne).
La candidature sud-coréenne a remporté 77 voix contre 63 pour la ville de Tanger, à l’issue d’un vote secret en deux tours, au palais des congrès à Paris.
Après l’annonce du verdict vers 21 H ( G.MT), le ministre marocain de la communication porte- parole du gouvernement, Khalid Naciri, a qualifié la campagne marocaine d’ « exemplaire » soulignant qu’elle ne manquera pas d’avoir un impact positif sur la dynamique du développement que connaît le Royaume chérifien.
Avant l’annonce du résultat, plusieurs membres de la délégation marocaine présents à Paris ont déclaré qu’ils attendaient « avec sérénité » le verdict du BIE.
Des heures durant, des centaines de Marocains résidant en France ont voulu apporter leur soutien à la candidature de Tanger, la première du genre d’une ville africaine et arabe depuis la constitution du Bureau international des Expositions en 1928.
L’évènement, retransmis en direct de la capitale française, donnait l’occasion aux Marocains de brandir devant le siège du BIE des banderoles où ils souhaitaient notamment la bienvenue aux 140 pays membres à « la ville du détroit ».
«L’Expo Tanger 2012 sera, pour ceux qui cherchent à améliorer l’image de l’Afrique au-delà de ses frontières, une étape vers un monde plus uni », avait estimé Frederico Mayor ,ex-directeur de L’Unesco et président du comité de soutien international de Tanger.
«Le choix du Maroc confirmera la vraie nature universelle de cette exposition internationale et donnera l’exemple à d’autres pays émergents » avait-il fait prévaloir lors de la campagne promotionnelle du dossier marocain déposé en juin 2006.
La ville de Tanger avait prévu un budget global d’un montant de 600 millions de dollars pour l’organisation de l’exposition.
Rabat avait estimé que le succès de cette candidature serait, entre autres, « une façon de rendre justice à l’Afrique ».
La tenue de l’Exposition universelle dans une ville ou dans un pays rehausse assez souvent son prestige et son rang du fait qu’il focalise l’attention du monde sur ses atouts et ses attraits notamment touristiques.
Il s’agit d’une manifestation qui fait l’inventaire des moyens dont dispose l’homme pour satisfaire les besoins d’une civilisation en faisant ressortir les progrès réalisés et les perspectives qui se dessinent.
Plusieurs spécialistes s’accordent pour voir dans l’Exposition universelle une vitrine de présentation des opportunités d’investissements avec une stimulation des retombées, se traduisant par une série de constructions d’infrastructures : hôtels, routes, ports, aéroports, immeubles, start up et des emplois.
La diffusion des nouveautés, l’afflux de devises et de touristes, coonstitue un autre impact de l’Exposition universelle dont le revers est cependant l’écart qu’elle creuse entre régions d’un pays donné au risque de provoquer des déséquilibres structurels durables.
Les promoteurs de la candidature marocaine pour Expo 2012 ont choisi le thème « Routes du monde, rencontre des cultures, pour un monde plus uni » pour exprimer la dimension internationale de la ville de Tanger qui vivait depuis 2001 sous le rythme de grands chantiers de développement.
Londres avait accueilli en 1851 la première édition de l’Exposition universelle pour "vanter le génie industriel anglais".