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| Ingrid Betancourt et ses enfants |
Ingrid Betancourt a accueilli ses deux enfants jeudi à l'aéroport de Bogota. L'avion affrété de Paris par la présidence française a atterri peu avant 15h30 (13H30 GMT).
Mélanie et Lorenzo n'avaient pas vu leur mère pendant les six années qu'a duré sa captivité aux mains de la guérilla des FARC. L'ex-sénatrice franco-colombienne est d'abord montée dans l'appareil pour serrer les siens dans ses bras. La veille, après sa libération par l'armée colombienne, avec 14 autres otages, elle avait déjà retrouvé sa mère et son époux.
La famille devait retourner presque aussitôt en France avec le même avion, qui transportait aussi le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
L'arrivée d'Ingrid Betancourt est attendue pour vendredi "en milieu d'après-midi", a précisé le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant. L'ex-otage sera accueillie à sa descente d'avion par Nicolas Sarkozy, selon son entourage.
Ingrid Betancourt devait repartir rapidement pour la France, la présidence française ayant annoncé qu'elle serait dès "vendredi après-midi" à Paris. "Je vais très vite être avec vous, je rêve d'être en France", avait-elle dit mercredi dans sa première déclaration.
Quelques heures après sa libération, l'ex-otage, âgée de 46 ans, avait alors retrouvé sur l'aéroport de Bogota sa mère, Yolanda Pulecio, et son époux Juan-Carlos Lecompte.
Apparemment en bonne santé, souriante et vêtue d'un treillis militaire, ses longs cheveux noués sur la nuque, elle était descendue la première de l'avion qui l'amenait à Bogota, avant de se jeter dans les bras de ses proches.
Ancienne sénatrice et candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne, elle avait été enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) le 23 février 2002.
L'opération qui a abouti à sa libération, après plusieurs années d'inquiétude sur son sort, émaillées d'informations parfois alarmistes, et de démarches infructueuses, a été "cent pour cent colombienne", a affirmé jeudi le ministre de la Défense Juan Manuel Santos, interrogé sur un éventuel rôle américain.
Les Etats-Unis "nous ont un peu aidés à calibrer certaines choses mais très à la marge. La vérité, c'est que ce fut une opération à 100% colombienne, et que la totalité du travail de renseignement a également été colombien", a dit M. Santos.
En Colombie, les radios et télévisions ont diffusé pendant toute la nuit des émissions spéciales, où des auditeurs saluaient le courage de l'ex-otage et remerciaient le président Uribe, qui semblait partager la vedette avec Ingrid Betancourt.
Après ces libérations, plusieurs centaines d'otages restent aux mains des Farc et les Colombiens ont été invités à participer vendredi à une marche pour exiger leur remise en liberté.
L'express.fr et AP