La relance de l’économie nationale est la préoccupation principale du chef du gouvernement togolais, Komlan Mally, qui a présenté lundi à l’Assemblée Nationale son programme d’action aux 81 parlementaires, a constaté APA.
« Pendant les dix derniers années, le taux de croissance par an du produit intérieur brut n’a guère dépassé 1% alors que la population croît à un rythme plus élevé estimé à 2,4%. Autant dire que le Togo n’a plus, depuis longtemps, la possibilité de nourrir convenablement ses enfants », a déploré le chef du gouvernement.
« Ceci explique en grande partie le fait que près de 62% des Togolais soient considérés comme pauvres, c’est-à-dire qu’ils ne disposent pas de moyens minima pour répondre à leurs besoins vitaux tels que se nourrir, se vêtir, se loger se soigner », a reconnu le Chef du gouvernement.
Le gouvernement compte s’employer à « éliminer de toutes les politiques publiques, les aspects qui empêchent d’obtenir des performances à la hauteur des sacrifices souvent consentis », a t-il promis.
Sur le plan de la gouvernance économique, l’équipe Mally se dit prête à opérer des audits, des évaluations, des analyses de situations « en vue de déceler les goulots d’étranglement et trouver des stratégies susceptibles de remettre l’économie nationale sur de nouvelles rampes ».
L’assainissement des finances publiques, le renforcement de la gouvernance et de la transparence, sont autant de secteurs sur lesquels le Premier Ministre ne veut pas négliger.
« Dans le passé, près de 80% des investissements publics ont été toujours financés de l’extérieur. C’est la raison pour laquelle la suspension de la coopération par nos principaux partenaires a eu un effet dévastateur sur l’économie nationale », a fait observer le Premier Ministre.
Désormais, le gouvernement compte faire appel au sens civique des populations et aux opérateurs économiques « pour qu’ils s’acquittent de manière prompte et conformément à la réglementation en vigueur, de leurs obligations fiscales », a proposé le nouveau locataire de la Primature.
L’accélération de l’économie sera également effective sur le plan de la relance de la filière cotonnière, les phosphates, surtout du secteur agricole dans lequel évolue plus de 70% de la population active.
Par ailleurs, il a promis renforcer le domaine de la santé avec un accent particulier à la prévention et au traitement du VIH/Sida, du paludisme et de la tuberculose.
Les problèmes d’éducation, de formation, d’accès à l’eau, d’assainissement et la protection sociale que connaissent les Togolais « trouveront des solutions améliorées », selon M. Mally.
« Notre pays a souffert de l’incompréhension des ses fils. Nous avons perdu beaucoup de temps dans de vaines querelles et dans des conflits fratricides (…) », a t-il soutenu avant d’insister sur la nécessité d’union des Togolais.
Formé le 13 Décembre dernier, le gouvernement de M. Komlan Mally compte 21 ministres issus de 4 partis politiques.
Il a été boycotté par les deux partis d’opposition représentés à l’Assemblée nationale, à savoir l’Union des Forces de Changement (UFC – 27 députés) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR – 4 députés).