« En cette ère informationnelle, notre sous région d’abord et l’Afrique ensuite a beaucoup d’avantages comparatifs à faire valoir sur le plan culturel avec moins de risque de détérioration des termes de l’échange. Pour cela, nos pays doivent mettre sur pied des politiques culturelles assorties de législations opérationnelles qui prennent en compte la dimension globale du développement, faisant ainsi la promotion des industries culturelles dans les pays de notre Union », c’est en ces termes que le ministre de la Communication, de la Culture et de la Formation Civique du Togo, Cornélius Aidam ouvrait le séminaire des cadres de banques qui s’est ouvert le 21 mai 2008 à Lomé. C'était dans les locaux de l'Hôtel Ibis Centre.
Cette rencontre de grande envergure qui s’achèvera ce 24 mai, permettra aux participants de trouver des voies et moyens pour un décollage de l’industrie culturelle.
Le pari sera atteint, à en croire le ministre au renforcement de la coopération culturelle ainsi qu’un accroissement du partenariat entre les différents secteurs public et privé des Etats membres de l’UEMOA (Union Economique Monétaire Ouest Africaine).
Le séminaire de Lomé a pour objectif de transmettre aux cadres bancaires les outils pratiques en matière d’analyse économique et financière des risques inhérents aux entreprises et projets culturels, ainsi qu’une meilleure connaissance de l’apport des secteurs culturels au développement durable.
« Certes la garantie ne fait pas le crédit et sans remettre en cause la spécificité de ce secteur, la francophonie a voulu, à travers un projet pilote, faciliter le financement marchand des industries culturelles etr si ce mécanisme s’avérait concluant, associer d’autres partenaires pour en élargir la base et l’étendre à d’autres régions », a indiqué Mme Angèle BONANE, représentante de l’administrateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Différents thèmes meubleront les séances au cours de ce séminaire. Entre autres thèmes, "Environnement régional, International des industries culturelles" ; "présentation des trois filières culturelles (filières images ; filières musiques ; filières édition)" ; "les enjeux et problèmes liés aux actifs de propriété intellectuels (OMPI)" ; "financement des projets et entreprises culturels"….
Soulignons qu’en 2003, en vue de faire face aux défis dont sont confrontées les industries culturelles, un fonds de garantie des industries culturelles (FGIC) pour faciliter l’accès au financement des PME /PMI, a été mis en place.
Sachant que le développement culturel passe par une prise en compte de l’industrie culturelle, le Togo a ratifié la convention sur la protection de la promotion de la diversité des expressions culturelles le 02 août 2006.
Lambert A/ Lomecite.com