L'essai clinique international d'un vaccin expérimental du laboratoire américain Merck, a été arrêté du fait de son échec car il n'empêchait pas l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine.
Selon les spécialistes l'arrêt de cet essai clinique porte un sérieux coup aux efforts de la médecine pour mettre fin à la pandémie du Sida.
L'échec du vaccin expérimental a été constaté par un comité indépendant mis sur pied par l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) qui cofinançait ce vaste essai clinique avec le laboratoire Merck.
Ce comite s'est appuyé sur des analyses de données intermédiaires montrant que le vaccin n'empêchait pas l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).
Le laboratoire américain Merck avait commencé en 2004 à recruter 3.000 volontaires non-infectés de 18 à 45 ans aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d'Amérique latine afin de tester ce nouveau vaccin, le premier d'une nouvelle classe.
Défi
Contrairement aux vaccins traditionnels déjà testés sans succès contre le virus du sida, qui consistaient à doper l'immunité de l'organisme, celui de Merck visait à stimuler les lymphocytes T, une composante du système immunitaire.
L’échec de ce vaccin conforte l'idée selon laquelle le virus du sida est différent de tous les autres pathogènes contre lesquels la médecine a pu développer des vaccins.
La quête acharnée d'un vaccin a donné lieu à une soixantaine d'essais cliniques au cours des dernières années dans le monde.
En mai 1997, Bill Clinton, alors président des Etats Unis avait fait de la mise au point d'un vaccin dans les dix ans une priorité nationale américaine.
Depuis l'identification du virus VIH en 1981, le nombre de porteurs du pathogène ne cesse d’augmenter.
En 25 ans, le sida a fait plus de 25 millions de morts dont la majorité en Afrique sub-saharienne.