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| les élèves |
Des 18 personnes à qui il a enseigné de janvier à juin dernier, Jean-François Boivin a vu 10 d'entre elles obtenir leur diplôme et sept ont déjà déniché un emploi. Si certains n'étaient là que pour retirer l'argent du programme du Centre local d'emploi, d'autres étaient extrêmement motivés.
«Le premier bilan est plus qu'encourageant et c'est pourquoi on le poursuit. Au moment où on dit qu'il faut tout faire pour sauver la planète, faire le ménage et récupérer tout ce qu'on peut, certains des élèves se sont complètement investis dans le cours, montrant un bel enthousiasme. Pour eux, c'est une sorte de mission que d'être valoriste et d'être un acteur de la récupération.
«Sur les sept déjà sur le marché du travail, il y en a un qui a démarré son entreprise. Avec l'aide du CLE, il a bâti son plan d'affaire, s'est fait imprimer un beau dépliant en couleurs et débuté ses activités. Il en est à la phase de construire un entrepôt. Un autre diplômé est retourné aux études, ce qui est aussi un bon point.
«Il y avait autant d'hommes que de femmes inscrits, âgés entre 18 et la fin de la cinquantaine, mais ont peut dire que la majorité était dans les 30-40 ans. Tous avaient au moins leur diplôme de secondaire, mais il y avait des cégépiens et même un qui a entrepris des études universitaires.
«Leurs motivations sont diverses, mais tous étaient intéressés par la récupération. Le domaine de la récupération bouge très rapidement. Des villes comme Saguenay sont en train de se doter d'un plan de gestion des matières résiduelles; elles auront besoin de gens comme nos diplômés et ils en engagent déjà. On peut aussi parler des écocentres comme source intéressante d'emploi, Coderre, les commissions scolaires, etc.»