La marche de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT) prévue pour le 08 septembre 2007 n’avait pas eu lieu. Au jour J de la manifestation, grande a été la surprise des manifestants de voir les forces de l’ordre bouclées l’accès des lieux où devait partir ladite marche.
Afin de faire le point de la situation, le secrétaire général de la CSTT et quelques membres ont rencontré la presse le 11 septembre au siège du syndicat, a constaté Lomécité.
On se rappelle que le 11 mai 2006, les travailleurs et le gouvernement sont parvenus à la signature du Protocole d’Accord du Dialogue Social.
Dans une déclaration liminaire par le SG, Béléki Akouété, les travailleurs sont arrivés à la conclusion selon laquelle, l’exécution des engagements par le gouvernement est loin de parvenir à son terme. Raison pour laquelle, l’appel à une marche de protestation, de mobilisation et de mise en garde au gouvernement suivi de meeting d’information a été convoqué.
Faisant le point de la situation, Béléki Akouété a laissé entendre : « Le samedi 08 septembre à 6h 00, je reçois un coup de fil d’un militant qui me faisait comprendre que le siège de la confédération point de départ de la marche et place ANANI SANTOS, point de chute de la marche sont pris d’assaut par la police. Je me suis rendu au siège et c’est à partir de ce moment que l’on me signifiait l’interdiction… », précise-t-il. A la question de savoir, si la CSTT entrevoit une action, Béléki renchérit : « si une autre marche doit avoir lieu, vous serez au courant ; mais sachez tout simplement que la tension est maintenue. « Nous n’allons pas nous taire » insiste-t-il.
Tout en reconnaissant la portée du geste tardif du gouvernement qui a donné des instructions au Ministre des Finances pour le payement d’un (01) mois d’arriérés de salaire , la CSTT estime csependant que des efforts restent encore à faire pour une entière satisfaction des travailleurs. C’est pour cela que la CSTT demande au gouvernement : de respecter scrupuleusement les engagements du protocole issu du dialogue social tripartite ; le paiement des arriérés de pension aux retraités et le déblocage des allocations familiales, l’entretien de nos routes qui sont en piteux état ; la sécurisation des biens et des personnes avant, pendant et après les élections législatives d’octobre 2007…
En attendant, souligne la déclaration liminaire, nous allons écrire des lettres de protestation pour cette violation du siège de notre centrale syndicale au Bureau International du Travail, à la CNDH, à la LTDH et aux institutions des Droits de l’Homme installées au Togo.
A. Lambert / lomecite.com