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| Mr Koffi TOUSSAH, le modérateur face aux invités |
« Le Rôle de l’Armée en Démocratie », c’est le titre de l’ouvrage écrit par Larry DIAMOND et Marc Planttner qui a été au cœur d’une rencontre d’échanges et de partages entre civils et militaires à l’espace Américain (American Corner) sur le campus universitaire de Lomé, a constaté Lomecité sur place.
Le débat autour du livre a été l’initiative de l’Ambassade des USA au Togo pour parler des relations civilo –militaire dans la consolidation de la démocratie. Comment doit être la relation entre les civils et les militaires ? C’est la grande interrogation autour de laquelle les participants à cette rencontre ont échangé pour tenter d’apporter quelques approches de solutions. La rencontre a connu la présence de nombreuses personnalités notamment des chefs de partis politiques, d’ex- ministres, d’avocats, des responsables des forces de l’Armée togolaise ainsi que des étudiants de l’UL. Au cours donc des débats, ces différentes personnalités ont essayé de partager leurs points de vue sur la chose. Si la relation civilo-militaire en principe doit être tendre, force est de reconnaître qu’au Togo, depuis l’amorce du processus de démocratisation, cette relation est de temps à autre conflictuelle. Même si des efforts sont consacrés des deux côtés (civil et militaire) pour détendre la situation, civils et militaires au Togo ne sont pas toujours sur les mêmes longueurs d’ondes.
Le contenu de cet ouvrage qui a servi de débat, renvoie dos à dos les deux types de sociétés, selon un commandant. Toutefois, reconnaît –il les choses pouvaient s’améliorer si les uns et les autres se départissent des préjugés , des idées préconçues qu’ils ont du corps habillé.
Selon la Consul des Etats –Unis MELANIE Anne ZIMMERMAN, le développement de la relation
civil -militaire reste la préoccupation du gouvernement américain. Parlant de la rencontre, l’ex- ministre Boona Awiilon Djato KETEHOULI s’est réjoui de l’initiative tout en restant optimiste sur le sujet. « Non, on ne peut pas dire que c’est un simple débat de plus ; chaque fois qu’on a un débat, même si on a l’impression que, on a pas retenu beaucoup de choses, il y a tout de même un petit quelque chose qui reste dans la tête des uns et des autres. Il y a eu un échange, on ne peut pas toujours penser que de cet échange, on ne puisse rien sortir du tout. Je trouve que c’est un débat qui va certainement nous apporter, qui nous a apporté et qui va conserver dans notre esprit, un certain nombre d’éléments
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| On reconnaît ici l'ex ministre KETEHOULI à droite | |
positifs….Nous avons toujours des problèmes parce que le problème se pose à deux niveaux : le niveau inférieur, c'est-à-dire du soldat ordinaire et du citoyen, dans la rue et la direction de l’Armée et celle du civil. A ces deux niveaux, il y a des problèmes qui sont spécifiques, les uns étant impliqués dans les autres et donc, on ne peut pas dire aujourd’hui que les choses sont au beau fixe. Mais le fait que nous en parlions, qu’on fasse des échanges avec les militaires montrent qu’on est sur le bon chemin et je suis sûr que par rapport à hier, certainement que c’est un peu décanté, ce n’est pas encore limpide… », précise le Président de DIFFERENCES POSITIVES. Le commandant Djibril Inoussa, chef Bureau Communication et Relations Publiques de l’EMG, a dans l’une de interventions rassuré le public pour ce qui est de la relation civilo-militaire. Des efforts, précise t-il en ce sens sont aujourd’hui réels, faisant ainsi allusion aux nombreuses actions sociales en direction de la population faites pendant les manœuvres militaires et dans d’autres situations.
Lambert A/ Lomé@cité.com