Suggestion musicale pour la lecture de cette chronique: Too drunk to fuck, The Dead Kennedy's Bon, youppi, après Dieudonné et Louise Cousineau c'est à mon tour de frapper sur Martineau. Richard, bien sûr. Le franc-tireur fou. L'omnipotent omniprésent des médias. Il parle et écrit tellement et sur tellement de tribunes qu'à force, c'est couru, il dit des conneries.À preuve, sa dernière chronique à propos de la petite fille qui a accidentellement tué un petit garçon lors d'une bousculade dans une cour d'école.Et que Dany Laferrière avait donc raison, l'an dernier, lorsqu'il déclarait: "Richard Martineau vit intellectuellement au-dessus de ses moyens. Il dépense plus qu'il ne gagne, et tôt ou tard il devra faire faillite
Extrait de la chronique de Martineau du Hournal du 13 novembre: Hier, une petite fille de 11 ans a frappé un petit gars de 12 ans, le tuant sur le coup. C'est ce qu'on appelle un incident bête. Une bousculade de cour d'école qui aurait pu causer des égratignures, mais qui, malheureusement, s'est terminée par un décès...
Je ne veux pas trop philosopher sur la question, et transformer un banal fait divers en phénomène de société. En effet, chaque fois que quelque chose arrive dans une école, maintenant, il y a toujours une batterie de sociologues qui partent en peur et qui échafaudent toutes sortes de théories plus ou moins bidon... Reste que ça m'emmène à me poser une question.Vous ne trouvez pas que les filles deviennent de plus en plus rough?»
S'tie qu'il me fait rire pareil le Richard. Le gars ne veut pas philosopher à cinq cennes et transformer un banal fait divers en phénomène de société mais paf, deux lignes plus loin c'est pourtant ce qu'il fait: les filles deviennent de plus en plus rough!
Et sur quoi notre journaliste se base-t-il pour nous gratifier de cette affirmation tellement gratuite qu'il nous doit tous trente sous? Sur des journaux à potins et des magazines. Ben oui.
«Il suffit de feuilleter les magazines à potins et de lire la section des faits divers des journaux pour s'en rendre compte: de plus en plus d'événements violents impliquent des filles.»
Et il continue sur sa lancée... pardon, son embardée :
«Récemment, je discutais avec un chauffeur de taxi de Québec. Il me disait que lorsqu'il fait la tournée des bars à trois heures du matin pour ramasser les derniers clients, ce ne sont pas les gars qui lui font passer un mauvais quart d'heure, ce sont les filles! Elles gueulent, elles vomissent, elles sont complètement givrées... J'imagine que c'est un signe d'émancipation.»
C'est fou non? À trois heures du matin, les gentilles fifilles ne sont pas rentrées à la maison? Elles boivent? Pas de la boésson toujours? Elles sont saoules en plus? Des filles paquetées qui crient pis qui vomissent? Mais c'est la révolution!
Ah oui, un chauffeur de taxi. Le 7 jours. Un fait divers du Hournal de Mourial et pouf. Nous voilà avec une théorie sociale solide comme le roc.
«...force est d'admettre que la gent féminine est en train de subir une profonde mutation.»
Rien de moins.