A quelques jours de la rentrée des classes, les librairies, les boutiques, les stands de vente de manuels didactiques ne connaissent pas d'engouement comme les années antérieures.
On observe seulement quelques parents, élèves et enseignants qui sillonnent les librairies et les stands de vente des fournitures scolaires pour s'informer des prix de certains articles scolaires tels que les livres, les cahiers, les dictionnaires, les tissus kaki, les sacs, les stylos en gros et en détail, les ardoises...
Aussi, quelques parents déçus du rendement de leurs enfants, et de la qualité de l'enseignement décriée ces temps-ci, font en ce moment, le tour de certains établissements privés de la place, pour inscrire leurs enfants, ceci en tenant compte des résultats de ces écoles et collèges. Selon certains parents rencontrés, le faible taux d'affluence dans les librairies et stands de vente de matériels didactiques se justifie par les échecs massifs des élèves dans les classes intermédiaires et surtout les faibles taux d'admissibilité aux différents examens l'année écoulée.
En effet, les résultats du Certificat d'étude primaire (Cep), du Brevet d'étude du premier cycle (Bepc) et du Baccalauréat (Bac) étaient respectivement de 50%, 15%, et environ 30%. Roméo Kougblénou, parent d'élève déclare : " J'ai présenté 4 enfants aux divers examens à raison de 2 pour le Cep et 2 pour le Bepc. Mais malheureusement, aucun d'entre eux n'a réussi. Je sais bien que l'éducation, gage du devenir d'un homme n'a pas de prix. Mais à l'heure actuelle, je ne pense pas à cette rentrée car je n'ai pas fini de digérer ma colère. C'est dur, car il faut encore tout recommencer une seconde fois ".
En fait, ces résultats catastrophiques ont démoralisé les parents et ont laissé des séquelles qu'ils continuent de vivre jusqu'à ce jour. De plus, leurs efforts et ceux des enseignants n'ont pas payé l'année écoulée et il faut alors tout recommencer. A les en croire, cette situation qui a prévalu à la fin de l'année dernière a laissé un mauvais souvenir à bon nombre des parents et élèves du fait des énormes investissements qu'ils ont effectués. Par ailleurs, Roméo Kougblénou a tenu à indiquer que cette indécision de la majorité des parents se justifie également par la cherté des manuels scolaires en l'occurrence les livres, les dictionnaires et autres instruments de travail.
Les dirigeants d'école font le ménage pour la rentrée
Au cours d'un entretien à nous accordé dans la journée d'hier, un responsable d'école a laissé entendre que la rentrée des classes se pointe déjà à l'horizon. De ce fait, les directeurs de la plupart des écoles, des collèges d'enseignement général (Ceg) et des lycées en collaboration avec leur personnel administratif, s'activent depuis quelques jours pour la réussite de la nouvelle année scolaire qui va débuter le lundi 17 septembre prochain. Les tests d'entrée des nouveaux élèves des écoles et lycées privés auront lieu la première semaine du mois de septembre et de plus, les dossiers des nouveaux enseignants sont également en train d'être examinés.
De même selon lui, des journées pédagogiques meublées de communications présentées par des conseillers pédagogiques ou des doyens en la matière seront organisées à l'intention des nouveaux enseignants aux fins de leur faire savoir que l'enseignement est non seulement une vocation voire un sacerdoce, mais aussi un sacrifice fait à la Nation. "Les enseignants doivent considérer les élèves comme leurs propres enfants ou leurs soeurs, donc ils ne doivent pas les harceler. Ils doivent leur prodiguer des conseils de bons comportements puisque leur avenir est en jeu ", a-t-il expliqué.
Ces journées visent aussi à orienter les enseignants afin qu'ils accomplissent avec succès la mission à eux confiée. Elles se révèlent comme une occasion de prise de décisions par tous les membres de l'administration pour mener à bien le travail auquel ils ont été conviés. " Ils doivent respecter le règlement intérieur de l'école et les clauses du contrat du travail ", poursuit ce responsable.
Par ailleurs, les parents ont finalement accepté le verdict des examens passés et viennent à compte gouttes inscrire leurs enfants. Il en veut pour preuve les inscriptions massives des élèves dans les classes de 3ème et de terminale Tle. Il a pour finir, invité par la suite les autres parents à emboîter les pas à ceux qui ont déjà inscrit leurs enfants.