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| Une image d'une inondation à Lomé (archive photo) |
Lomé et ses banlieues reçoivent depuis quelques temps des pluies diluviennes qui apportent une fraîcheur longtemps attendue par les populations. Mais à part ce bienfait aux populations, les pluies diluviennes commencent déjà à poser un petit problème à ces dernières : caniveaux bouchés, établissements scolaires inondés, des quartiers difficilement n’ont pénétrables…
Dans le quartier Xédranawoé par exemple, les écoliers de l’EPP 13 janvier n’ont plus d’espace de récréation parce que la cour de l’(école est remplie d’eau. Les deux dernières pluies qui se sont abattues sur la capitale et ses environs laissent croire que ce n’est que le début du commencement et l’allure où évoluent les choses, Lomé risque de connaître le même sort que Kpendjal (Nord du Togo) et autres localités englouties par les eaux il y a un an.
Un tour dans les quartiers et autres banlieues de la capitale est révélateur et il urge que les autorités prennent des dispositions surtout pour les quartiers où à la moindre goutte d’eau, c’est la désolation totale. La situation actuelle du pays et les difficultés qu’engendrent la question de la vie chère aux populations qui arrivent à peine à s’assurer d’un repas par jour n’ont pas besoin qu’une autre invité surprise vienne s’ajouter pour corser l’addition.
Nous ne souhaitons pas que les pluies diluviennes tombent à répétition pour que les populations soient frappées d’inondation mais, nous voulons seulement attirer l’attention des autorités du pays qui n’attendent que réagir lorsque la maladie atteint l’os.
Il n’ y a pas longtemps, un show médiatique a fait la Une des écrans de la TVT. Il s’agissait d’une tournée d’un ministre dans les quartiers et autres points de retenues d’eau. Au cours de cette tournée, on avait fait croire aux populations que’ bientôt, ce serait la fin de leur calvaire.
Depuis ce « one man show médiatique», personne n’a amorcé aucune activité pour que les populations retiennent un peu leur souffle. Et voilà, c’est le retour des pluies diluviennes et les sans « abris potentiels » réfléchissent déjà sur leur sort.
En tout cas, la prière quotidienne de ceux-là est que la pluie arrive mais à des quantités limitées. Si cette prière est exaucée, Dieu merci mais si la nature en a décidé autrement, que faire ? Pour l’heure, ce sont les moustiques qui sont au rendez-vous avec ses corollaires.
Ceci étant, des dispositions sanitaires doivent être prises par le ministère de la santé en vue de faire face aux moustiques qui seront sûrement les bases du paludisme. Ce qui est certain, c’est que l’allure que prennent les pluies diluviennes interpelle les autorités qui doivent commencer par faire des prévisions du risque d’inondation qui pourrait être trop catastrophique que celle du Kpendjal dans le grand Nord du Togo.
Lambert A/ Lomecite.com
Source : Le Magnan Libéré