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| Guillaume SORO |
Le Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, a demandé samedi, à l’occasion de la relance du processus du désarmement des ex-combattants, que l’indice sécuritaire de la Côte d’Ivoire soit revu à la baisse après la normalisation qui s’installe dans le pays consécutive à l’accord politique de Ouagadougou du 4 mars.
« Ce jour marque effectivement, concrètement, matériellement, le désarmement », a déclaré le Premier ministre Guillaume Kigbafori Soro. Aussi, a-t-il demandé aux représentants spéciaux du secrétaire général de l’ONU et du facilitateur de faire en sorte « que l’indice sécuritaire de la Côte d’Ivoire baisse en passant du niveau 3 au niveau 2 » pour favoriser l’arrivée des investisseurs.
Pour lui, à la différence des autres, l’accord politique de Ouagadougou propose aux ex- combattant des perspectives pour leur avenir « au service civique national, dans la nouvelle armée ou dans le tissu économique et social du pays ».
« Cette opération doit nécessairement réussir pour garantir un Programme national de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) également réussi.
C’est pourquoi la prise en charge des ex-combattants au cours du regroupement est déterminante », a estimé le général Soumaila Bakayoko, chef d’état major des Forces armées des Forces nouvelles qui a insisté sur la sensibilisation des soldats afin qu’ils s’approprient l’idée du regroupement et y adhèrent.
Car, pour lui, « le désarmement qui, en aucun cas ne peut être forcé, doit aboutir à la résolution des grands problèmes de la crise ivoirienne, à savoir l’identification des populations sur l’ensemble du territoire, l’acquisition des cartes nationales d’identité et une sécurité pour tous, garantie par une restructuration et une refondation des deux armées en vue de la mise en place de nouvelles Forces de défense et de sécurité attachées aux valeurs d’intégrité et de moralité républicaines ».
Quant au général de division Philippe Mangou, chef d’état major des Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDS-CI, loyalistes), il a félicité les deux signataires de l’accord politique de Ouagadougou, réaffirmant son engagement sur la voie de la paix définitive et irréversible.
Au terme de la cérémonie du samedi, l’équipe des loyalistes présente à Tiébissou, s’est regroupée au camp de la garde républicaine de Yamoussoukro, la capitale politique et administrative du pays, située à une quarantaine de km au sud.
Un mouvement similaire a eu lieu à Djébonoua en zone rebelle où les forces nouvelles (FN, ex rébellion) se sont repliées sur Bouaké au nord à une vingtaine de kilomètres.