Plusieurs victimes de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), ont exprimé leur crainte de prendre part aux concertations initiées par le mouvement rebelle, à sa base de Ri-Kwangba, au Sud Soudan, a appris APA mardi de source sure.
Les concertations entre la LRA et les victimes du mouvement rebelle sont prévues la semaine prochaine à Ri-Kwangba au Sud Soudan.
Environ 450 victimes qui doivent se concerter avec le chef de la LRA, Joseph Kony sur les pourparlers de paix de Juba, ont commencé à se décourager, quand des rebelles déserteurs ont annoncé que M. Kony avait tué son adjoint, Vincent Otti.
Les victimes de la LRA avaient manifesté leur impatience de rencontrer le chef rebelle de la LRA afin de trouver ensemble des motifs de réconciliation à intégrer dans la résolution finale des concertations de paix.
Franco Ojur, le chef du district de Lira, en Ouganda a annoncé mardi à la presse qu’il n’était pas prêt à conduire la délégation des victimes de la LRA s’il s’avère qu’elles pourraient être tuées ou prises en otage par le chef de la LRA, à Ri Kwangba.
Selon lui, il faudra demander au secrétariat de paix à Juba de déployer des agents de sécurité et des casques bleus, afin de veiller à la sécurité des 500 personnes qui devront participer à ces concertations.
Une rescapée de la guerre, Mme Susan Akello, qui a perdu un œil quand la LRA avait attaqué en 2004 le camp des déplacés internes de Barlonyo (nord), figure parmi les victimes du mouvement qui ont manifesté leur volonté de rencontrer Joseph Kony.
M. Akello dont ses deux enfants ont été enlevés par la LRA a indiqué qu’avec ou sans escorte, elle était prête à rencontrer Joseph Kony afin de le persuader de libérer ses deux enfants. Elle s’est déclarée prête à risquer sa vie pour plaider la libération de ses enfants.