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| Nelson Mandela |
Nelson Mandela ne veut pas se mêler des chaudes empoignades entre les candidats au poste de président du Congrès National Africain (ANC), ce qui a amené le leader historique de la lutte anti apartheid, à demander l’interruption de la diffusion sur les écrans de télévision publique sud-africaine (SABC), des spots publicitaires le montrant aux côtés du Président Thabo Mbeki.
Par cette mesure, Mandela veut empêcher une interprétation abusive de ces images comme un soutien, qu’il apporterait à Thabo Mbeki, qui brigue un troisième mandat à la tête du parti au pouvoir en Afrique du sud, a appris APA sur place dimanche.
Jakes Gerwel, le président du Conseil d’administration de la Fondation Nelson Mandela, a déclaré dimanche, que Mandela n’était mêlé à aucune tentative de rapprochement entre Mbeki et Zuma, ajoutant "qu’il n’interviendrait certainement pas".
Le combat sans merci que se livrent les divers prétendants au poste de président du parti, et donc de Président de la République sud-africaine, a créé une scission au sein de l’ANC, à quelques semaines seulement de la convention nationale annuelle de la formation politique vieille de 95 ans, prévue en décembre prochain.
Les ténors du parti qui prennent part depuis samedi, à une rencontre de trois jours du Comité exécutif national, ont parfaitement conscience de la forte pression que la course à la succession exerce sur l’ANC, relève-t-on sur place.
Ces dirigeants, devraient, durant cette réunion à huis clos, examiner un « consistant » document interne, traitant des tensions, factions et frictions exacerbées par la compétition pour le pouvoir.
Mbeki et Jacob Zuma, respectivement président et vice président de l’ANC participent à la rencontre qui se tient à Kempton Park. Tous les deux auraient gardé un profil bas et une attitude "inhabituellement passive".
Contrairement à son habitude, Mbeki n’a pas fait de déclaration à l’ouverture de la réunion, préférant peut-être attendre la réunion spéciale, qui aura lieu peu avant les assises de décembre, croient savoir les observateurs.
De sources sûres on indiquait samedi que la plupart des membres du Comité exécutif national savent qu’il est maintenant « trop tard », pour éviter l’affrontement entre les camps de Mbeki et de Zuma.
Devant cette situation, l’ANC accorderait plutôt la priorité aux voies et moyens de gérer les répercussions que ne manquerait pas d’avoir ce combat interne, après la convention nationale.
La majorité des hauts responsables du parti estiment que Zuma et Mbeki étaient décidés à en découdre, malgré les tractations menées dans les coulisses par les sages pour trouver un candidat de compromis et éviter d’autres cassures.
Des informations circulent, selon lesquelles, le secrétaire général du parti et possible candidat de compromis, Kgalema Motlanthe explorerait des moyens d’aboutir à un accord, pour « mieux gérer » la tension.