Le président français Nicolas Sarkozy, a quitté la ville marocaine de Marrakech (centre), mercredi en début d’après-midi, au terme d’une visite officielle de trois jours dans le Royaume, a constaté APA.
La visite de Sarkozy au Maroc, la première du genre réeservée à un Etat non européen depuis son élection en mai dernier, a été marquée par la signature de dix accords de coopération entre Paris et Rabat, d’une valeur de près de trois milliards d’euros.
Parmi les grands projets approuvés lors de cette visite qualifiée de « très réussie », figure la construction par la France d’un train de grande vitesse (TGV) au Maroc reliant les deux villes côtières de Casablanca et Tanger (nord).
Au cours de sa visite au Maroc, Sarkozy a prononcé à Tanger un discours appelant à un sommet des chefs d’Etat des pays riverains de la méditerranée, en 2008 en France, sur le projet de l’Union méditerranéenne.
Ce sommet ambitionne, selon le chef de L’Elysée, de jeter les bases d’une « union politique, économique, et culturelle fondée sur le principe d’égalité stricte entre les Nations » de l’espace méditerranéen.
S’exprimant à l’occasion du dîner officiel qu’il a offert au palais royal de Marrakech en l’honneur du chef de L’Etat français, mardi, le Roi Mohammed VI a qualifié ce projet de «visionnaire et audacieux ».
Il s’est dit déterminé à explorer avec Sarkozy, qualifié de « grand ami », toutes les opportunités visant à promouvoir « une approche inédite et progressive du partenariat ainsi envisagé et une prise en charge novatrice et solidaire des multiples défis de notre espace méditerranéen ».
Le président français avait loué « l’amitié franco-marocaine », soulignant que « s’il y a deux peuples à travers le monde qui ont une fascination réciproque et sont attirés l’un par l’autre, ce sont bien les peuples marocain et français ».
Devant le parlement marocain où il a été applaudi à tout rompre, Sarkozy avait salué surtout « la vigueur démocratique et le pluralisme » que connaît le Maroc « démocratique, pluriel, réconcilié avec son passé et confiant dans son avenir ».
La France est aujourd’hui le premier investisseur étranger au Maroc avec près de 60 pc des investissements étrangers depuis 2000 (plus d’un milliard d’euros par an) de même que plus de 500 filiales d’entreprises françaises, employant au total quelque180.000 personnes, sont implantées dans le pays.
L’aide au développement de la France en faveur du Maroc s’élève, par ailleurs, à 200 millions d’euros par an.
Selon l’office marocain des changes, les transactions commerciales entre les deux pays sont passées de 55,8 milliards de dirhams (près de 5 milliards d’Euros) en 2002 à 58,6 milliards de dirhams en 2004, avant d’atteindre environ 70 milliards de dirhams en 2006.
Les exportations marocaines vers l’Hexagone sont de l’ordre de 32,5 MMDH en 2006, alors que les importations ont totalisé quelque 37 milliards de dirhams.
L’Hexagone est aussi le premier pays émetteur de touristes pour le Maroc. Quelque 2,6 millions de Français ont visité le Royaume en 2006, soit environ 35 pour cent de visiteurs générant quelque 21,7 milliards de dirhams (41,3 % de l’ensemble des recettes voyages).