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| Président Joseph Kabila |
Le président congolais Joseph Kabila a entamé dimanche une visite à Goma dans le nord-Kivu, deux jours après l’accalmie qui a précédé six jours d’affrontements dans cette partie Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Ces affrontements ont opposé la semaine dernière les Forces armés de la RDC (FARDC) aux insurgés fidèles au général déchu Laurent Nkunda dans les territoires de Masisi et de Rutsuru.
Joseph Kabila, parti se rendre compte de la situation sécuritaire et humanitaire au Nord-Kivu, est accompagné de ses ministres de la Défense, Tchikez Diemu, de l’Intérieur Dénis Kalume et des Affaires humanitaires Muyabo.
La visite du chef de l’Etat congolais intervient à 48 heures de l’ultimatum de 21 jours (l’ultimatum prend fin lundi à minuit) donné par les autorités militaires congolaises aux troupes de Nkunda de rejoindre les centres de brassage.
Laurent Nkunda avait déclaré jeudi avoir demandé aux autorités congolaises un cessez-le-feu pour permettre aux humanitaires d’avoir accès aux déplacés dans la région, selon Radio Okapi, la station de la Mission onusienne en RDC (Monuc).
Cette demande intervient après de nombreuses pertes de positions infligées aux insurgés dans la partie Est du pays où évolue Nkunda qui s’est dit favorable au brassage de ses troupes.
Les députés originaires du Nord-Kivu ont, dans une déclaration vendredi, conseillé la prudence au gouvernement congolais face à la déclaration de cessez-le-feu faite par le général déchu ainsi que face à sa volonté exprimée d’envoyer ses hommes au brassage.
Nkunda n’avait pas par le passé respecté son engagement de fournir à la Monuc ses 500 hommes promis pour le brassage. Ce qui a poussé la Mission onusienne à détruire le 4 octobre le camp de transit installé à Mushaki pour accueillir les soldats insurgés.
Selon des sources militaires dans la province du Nord-Kivu, les FARDC n’ont pas bougé de leurs positions en dépit de la déclaration du cessez-le-feu du chef des insurgés.
Les autorités militaires locales des FARDC avaient établi jeudi un bilan de 86 morts et plusieurs armes récupérées auprès des insurgés et 3 morts dans les rangs des éléments loyaux.