Des éléments des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des hommes du Général dissident Laurent N\’kunda se sont affrontés dimanche et lundi derniers dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, à l’Est de la RDC, a appris APA des sources proches de la Mission des Nations unies en RDC (MONUC).
Les escarmouches se sont déroulées dans les zones de Ngungu, Humure, JTN et Kazainga, à l’ouest de Karuba, a Indiqué le porte-parole intérimaire de la MONUC, Michel Bonnardeaux, au cours d’une conférence de Presse, mercredi à Kinshasa.
La MONUC est intervenue à partir de ses positions de Masisi, Sake et Kitchanga, a indiqué M. Bonnardeaux, ajoutant que des missions de reconnaissance aérienne et des patrouilles renforcées ont été déployées sur les lieux des affrontements qui se sont déroulés deux semaines après le cessez-le-feu imposé par la MONUC entre les FARDC et les hommes de Laurent N\’kunda.
Selon des sources concordantes, un calme précaire règne dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, où sont arrivés mardi le chef d’Etat-major général des FARDC, le général Dieudonné Kayembe, et le commandant des forces de la MONUC, le général Babacar Gaye.
Les deux officiers supérieurs doivent superviser la mise en place des sites de brassage des brigades mixées, en vue du désarmement des groupes armés. Ils doivent aussi préciser le cadre de coopération entre les FARDC et les forces de la MONUC.
M. Bonnardeaux a expliqué que la mission onusienne, qui doit faciliter le désarmement des combattants, milite pour que les sites de brassage soient établis le plus proche possible des zones d’implantation des groupes armés.
Le gouvernement congolais a donné un ultimatum de 21 jours aux éléments insurgés du général déchu Laurent N’Kunda ainsi qu’aux différents groupes armés actifs dans la province du Nord-Kivu pour qu’ils rejoignent le processus de brassage, afin de permettre le retout d’une paix durable dans cette partie de la RDC.
L’ultimatum ne concerne pas les forces négatives que sont les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et les Forces démocratiques alliées et l’Armée Nationale de Libération de l’Ouganda (ADF-NALU) qui doivent être rapatriées.