La Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) ne participera pas au prochain sommet entre l’Union Africaine (UA) et l’Union Européenne (UE) si le Président Robert Mugabe du Zimbabwe n’est pas autorisé à prendre part à cette rencontre prévue en décembre prochain, a déclaré jeudi à Lusaka, le président de la SADC et chef de l’Etat zambien, Levy Mwanawasa.
M. Mwanawasa réagissait aux propos du Premier ministre britannique, Gordon Brown qui menaçait de ne pas participer à ce sommet prévu au Portugal en décembre, si Mugabe y était convié.
M. Brown avait indiqué qu’il boycotterait le sommet des dirigeant africains et européens si Mugabe y était invité, indiquant que la présence du président zimbabwéen à cette réunion ne ferait que « détourner l’attention des participants sur les véritables problèmes que sont la pauvreté, le changement climatique et la santé ».
« En ma qualité de président de la SADC, j’ai toujours insisté sur l’importance du dialogue dans la résolution des conflits et tant que vous n’aurez pas rencontré la personne que vous considérez comme un malfaiteur, vous ne règlerez rien. Ceux qui ont des comptes à régler avec le Président Mugabe doivent le rencontrer pour trouver une solution », a-t-il indiqué.
Selon Mwanawasa, ce serait dommage pour la Grande Bretagne de ne pas participer à cette conférence, du fait de la présence du Président Mugabe.
« En ce qui concerne la sous région, notre participation au sommet UA-UE est en jeu. Je n’irai pas au Portugal si le Président Mugabe est exclu ; ce serait pour nous une perte de temps », a-t-il ajouté.
Mwanawasa a cependant tenu à préciser que sa position sur cette question ne signifie pas pour autant qu’il cautionne ce qui se passe actuellement au Zimbabwe.
Il estime qu’il est nécessaire pour la Grande Bretagne et le Zimbabwe de s’asseoir et de discuter pour aplanir leurs divergences.