Les familles des victimes du Boeing 737 de Kenya Airways qui s’est écrasé dans la nuit du 4 au 5 mai 2007 non loin de l’aéroport international de Douala faisant 114 victimes, ont rejeté l’offre d’indemnisation de la compagnie, la jugeant « dérisoire », et évoquent la possibilité de traduire la compagnie devant les tribunaux, a révélé vendredi à APA, l’un des avocats du Collectif des victimes du crash de Mbanga-Pongo.
« En attendent les résultats des tests ADN déjà disponibles pour passer à la vitesse supérieure, j’ai conseillé à mes clients de ne pas accepter l’offre de Kenya Airways », a insisté Me Feh Baaboh, avocat au barreau de Douala.
Selon lui, la compagnie kenyane a proposé de donner 30.000 dollars (13.500.000 francs CFA ) comme avance aux familles des victimes, montant qu’elle devrait « éventuellement augmenter après ».
«J’ai trouvé cela anormal, car la loi parle de 75.000 dollars (33.750.000 francs CFA ) comme avance. Cet argent ne sort pas des poches de la compagnie, mais des assureurs », poursuit l’avocat.
La lenteur de la procédure provoque l’angoisse et l’impatience des familles qui veulent organiser les obsèques de leurs proches.
Ayant rejeté cette offre « minable », les familles n’ont que la voie judiciaire pour obliger la compagnie à les indemniser selon les règles usuelles en la matière.
Toutefois, les conseils butent actuellement sur un problème crucial, celui du titre leur donnant le droit d’ester en justice.
«Aucune action n’est encore intentée parce que les corps sont encore à l’hôpital Laquintinie. On donne les corps aux familles à partir des résultats des tests ADN », explique Feh Baaboh.
« A partir de l’ADN, on va donner les certificats de décès. Ceux-ci vont permettre de saisir les tribunaux compétents pour homologuer soit les testaments pour les victimes qui en ont laissé, soit pour valider le procès verbal du conseil de famille pour celles qui sont décédés ab testa », a-t-il précisé.
«Les choses sont lentes pour rien. Comment doit-on passer quatre mois pour faire les tests de 114 corps ? Alors qu’il y a les laboratoires qui font plus de 1000 tests similaires par jour ? », s’indigne-t-il.
Ce sont ces analyses qui ont paralysé le processus à la fois d’indemnisation des familles, de récupération des restes de leurs proches, ainsi que de l’organisation des obsèques, a encore dit l’avocat.
ce travail", a déclaré à la PANA M. Olympio peu avant son départ de Paris.
Le chef de file de l`opposition togolaise a réaffirmé son soutien à l`Accord politique global (APG) conclu sous l`égide du président burkinabé Blaise Campaoré, tout en appelant ses partisans à une vigilance soutenue.
"Le processus issu de l`Accord politique global se déroule bien jusqu`ici. Les conditions du recensement électoral nous paraissent satisfaisantes. Cela traduit un changement par rapport à l`organisation des autres élections togolaises", a souligné le président de l`UFC.