L’artiste congolais de renommée mondiale Koffi Olomidé est attendu à Lomé cette semaine pour un Méga concert-Live le Samedi 17 Mai au Palais des Congrès de Lomé. Du côté des organisateurs, outre l’aspect technique et les réglages des dernières minutes, on estime fin prêt pour accueillir la star congolaise Koffi Olomidé à Lomé.
« Nous avons déjà effectué la réservation d’hôtel et payé le billet de Koffi Olomidé ainsi que la vingtaine de musiciens et danseuses qui arrivent de Kinshasa via Brazzaville. » a déclaré le manager Général de Black Vision, Bienvenu Milagnawoe. Reçu en direct depuis Paris dans une émission musicale sur une radio à Lomé, Koffi Olomidé confirme bel et bien sa présence à Lomé. « Je suis le seul à venir de paris. Tout le reste du groupe vient de la RDC et nous donnons rendez-vous au public togolais le 17 Mai prochain pour le véritable show » a déclaré Koffi Olomidé.
De l’enfance à la star mondiale
Le 13 août 1956 se trouve être un vendredi, d'où le nom de Koffi donné au petit Antoine par sa mère, selon la coutume du pays de son géniteur, le Sierra Leone. Antoine Agbepa Mumba, alias Koffi Olomidé venait de voir le jour dans la ville du nord-est de l'actuelle République démocratique du Congo (ex-Zaïre) que l'on appelait alors Stanleyville. Le jeune Antoine grandit à Kinshasa dans un milieu relativement aisé mais pas spécialement musical. Plus tard, il s'amuse à transformer les chansons qu'il entend, y apportant ses propres paroles et des mélodies qu'il invente. Au début, il puise exclusivement dans le répertoire de Tabu Ley Rochereau, pour lequel il voue une immense admiration. Puis, d'autres artistes comme Mongali et Zato de Los Nickelos alimentent la source de son inspiration. Brillant lycéen à Kinshasa, Koffi Olomidé obtient un bac scientifique. Son père lui permet alors de poursuivre des études supérieures de commerce en France à l'université de Bordeaux, dont il sortira diplômé en 1980. Pourtant, dès l'âge de dix-huit ans, le jeune homme, mû par sa passion, ressent une forte attirance pour l'art de la chanson. "Mais selon l'éducation de mon père, on estimait que les gens qui font de la musique n'étaient pas très recommandables. Il a donc fallu forcer les barrages" explique-t-il. Dans cette entreprise, son frère sera son meilleur soutien et le poussera même à se professionnaliser.
Après avoir réalisé des titres Onia et Pas de faux pas, Koffi Olomidé enregistre d son premier album, "Ngounda" (l'Exilé) en 1983 en Belgique sous la direction de Roland Leclerc, qui l'initie aux réalités de la technologie des studios modernes. "C'était ma première expérience dans un véritable studio professionnel". En 1986, il fonde son premier groupe de scène, Quartier Latin, un collectif de musiciens de chanteurs et de danseuses qui va donner au personnage de Koffi sa véritable dimension d'homme de scène et de créateur à part entière.
De 1990 à 1994, la carrière de Koffi Olomidé connaît une ascension fulgurante. Son succès fait pâlir ceux des plus grands noms de la scène zaïroise, ce qui lui vaut le surnom de "Rambo". En l'espace de quatre ans, il publie sept albums, soit sous son nom, soit sous celui du Quartier Latin : "Golden Star dans Stephie" en 1991, "Diva", où il porte son nouveau surnom de Gangi ya film, "Pas de faux pas" avec le Quartier Latin et "Haut de gamme" en 1992, "Noblesse oblige" en 1993, "Magie" avec le Quartier Latin et "V12" en 1994. L'heure de la consécration est enfin arrivée. Le 31 octobre 1994, le chanteur obtient un premier grand triomphe parisien pour son spectacle au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Fin novembre, Koffi Olomide et le Quartier Latin apparaissent à la sixième place des ventes de la Fnac Forum à Paris, devant des poids lourds du rock, comme Nirvana, et du rap, comme MC Solaar. Le 10 décembre 1994, au Palais des congrès de l'hôtel Ivoire à Abidjan, Koffi Olomidé reçoit deux distinctions aux Africar Music Awards : celui du meilleur chanteur et celui du meilleur clip. Enfin, Koffi termine l'année en apothéose, faisant danser ses fans toute la nuit de Noël au fameux Aquaboulevard de Paris. Les chansons de "V12" seront également déclinées en vidéo sur une cassette de onze clips. En 1997, deux nouvelles bombes tcha-tcho parviennent sur le marché : l'excellent "Loi" de Koffi Olomidé et "Ultimatum" signé avec les membres du Quartier Latin. Infatigable, Koffi Olomide remet ça en 2000 avec l'album "Attentat" qui donne lieu à une énorme et inhabituelle publicité en Europe pour un album africain. Toujours très attendu, Koffi se produit une nouvelle fois à Paris au Zénith le 14 juillet 2001 avant de partir pour une tournée de quelques dates aux Etats-Unis avec son groupe Quartier Latin. Il fait une prestation très remarquée à New York le 16 juillet au Lincoln Center pour le Africa Out Loud music festival. Même le quotidien The New York Times s'en fait l'écho. En décembre 2001, sort un nouvel album de la star congolaise intitulé "Effrakata", 'effraction' en lingala, deux CD de 16 chansons en tout.
Distinctions en tous genres
A l'occasion de la cérémonie des Koras Music Awards qui se déroule début novembre 2002 à Johannesburg, Koffi Olomidé devient le premier artiste à obtenir quatre Koras lors de la même édition. Il remporte les prix du meilleur artiste africain, du meilleur artiste d'Afrique centrale, du meilleur clip vidéo ainsi que la "récompense spéciale des juges".
Quelques mois plus tard, en janvier 2003, c'est au tour de la presse congolaise de donner quatre distinctions au Quadra Kora Man, comme il aime à se faire désormais appeler. Il est désigné meilleure vedette de l'année 2002, son groupe Quartier Latin est élu meilleur orchestre, sa chanson "Washington" est le meilleur titre de l'année et enfin son album "Effrakata" est désigné meilleur album de l'année.
Fin mars 2003, sort le nouvel album du Quadra Kora Man. "Affaire d'Etat" est un double album composé de 18 titres qui sort chez Next Music. Enregistré à Paris, deux titres seulement sont en fait interprétés par Koffi Olomidé ("Piwawa" et "Affaire d'Etat"). Les autres titres de ce double album permettent à chacun des chanteurs animateurs de Quartier Latin d'intervenir. Pour fêter la sortie de ce nouvel album, Koffi donne un grand concert au Zénith de Paris le 12 avril 2003. Le 3 mai 2003, le concert qu’il donne au stade de l’Amitié à Cotonou, au Bénin, tourne au drame : quinze spectateurs trouvent la mort dans une bousculade. Peu de temps après, il se lance dans une nouvelle tournée nord-américaine qui passe entre autres à Houston, Boston, Dallas, Los Angeles aux Etats-Unis ainsi que dans quelques villes canadiennes. En 2004, il se produit sur les scènes africaines : au Kenya, au Burkina, au Gabon, au Congo-Brazzaville…
"Monde arabe" de Koffi Olomide sort les albums « Monde Arabe » en décembre 2004 et Danger de mort en Octobre 2006.
Koffi Olomidé est une star mondiale et jouit d’une grande popularité auprès de la gente féminine qui constitue une grande partie de son public.
Hugues ATTIKPO- Lomecite.com.