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| La table d'honneur avec au milieu M. Djondo Koffi |
Le président du Conseil d’administration d’Asky a présenté, officiellement, la société Africa sky, en anglais, Ciel d’Afrique (Asky),. la compagnie panafricaine qui naît sur les cendres de la défunte Air Afrique.
L’une des étapes les plus importantes vers la réalisation concrète du projet, vient de s’ajouter à celles déjà franchies. Il s’agit de la signature, lundi dernier, au siège de la Banque d’investissement et de développement de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bidc-Cedeao), à Lomé (Togo), de contrats qui donnent officiellement mandat au cabinet international, Ernst & Young, et Ecobank Development corporation de mobiliser les 200 millions de dollars (100 milliards de francs environ) nécessaires à la vie du projet.
Mais d’ores et déjà, le président du conseil d’administration d’Asky, Gervais Koffi Djondo, lors de la conférence de presse qu’il a animée immédiatement à la suite de la signature de la convention, voudrait que les uns et les autres soient rassurés que «le projet est déjà en voie de se transformer définitivement en réalité (…)». «Ce n’est pas dans un an, ni dans six mois. Mais sachez que nous allons décoller bientôt. Nous n’attendrons pas les 200 millions de dollars pour décoller. D’ici au 30 octobre, nous allons réunir le minimum nécessaire pour décoller.», dit-il, se refusant à préciser la date exacte du «décollage» de la compagnie. En fait, selon des sources proches du projet, on attend seulement la confirmation ferme de certaines intentions. Sinon le dossier est bouclé. D’où l’assurance du président du conseil d’administration.
Lors des échanges de près de deux heures qu’il a eus avec la quarantaine de journalistes venus de différents pays d’Afrique occidentale, l’homme d’affaires togolais s’est évertué à présenter cette «initiative multinationale, d’essence privée, à vocation panafricaine» et de partager sa foi dans la réalisation du projet. A ceux qui, échaudés par la fin tragique d’Air Afrique, première expérience panafricaine en matière de compagnie aérienne, restent perplexes face à tout projet semblable, M. Gervais Koffi Djondo oppose le caractère totalement innovant de Asky. Bien qu’ayant une vocation panafricaine, la compagnie sera, insiste-t-il, une société privée, gérée avec toute la rigueur liée à son statut. Elle ne sombrera pas dans les dérives qui ont perdu la plupart des compagnies nationales.
La compagnie Asky, créée le 29 novembre 2007 à Lomé, est la suite de la décision des Chefs d’Etat de la Cedeao et de l’Uemoa lors de la conférence tenue en janvier 2004 à Niamey au Niger, de doter l’espace communautaire d’un outil d’intégration régionale dans le domaine des transports aériens afin de combler efficacement le vide laissé par Air Afrique et les difficultés des compagnies nationales. L’option pour ne pas tomber dans les tares des compagnies publiques a été orientée immédiatement vers le privé.
C’est ainsi que le 29 août 2005, le secrétariat exécutif de la Cedeao, la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc), la commission de l’Uemoa, la Bceao, la Boad et des représentants du secteur privé conduits par le groupe Ecobank créent le 29 août 2005, à Dakar, la Société de promotion d’une compagnie régionale (Spcar).
Asky, née donc des entrailles de Spcar, a un capital de 60 milliards de francs cfa auquel ont souscrit des privés africains dont le groupe Ecobank, les deux banques communautaires de développement que sont la Bidc-Cedeao et la Boad, des Sud-africains et le partenaire stratégique qu’est Ethiopian Airlines.
L’actionnariat, précise, M. Djondo reste ouvert à tous. Lors de la conférence de presse, il a d’ailleurs lancé un appel à, entre autres, tous les gouvernements, aux partenaires au développement, aux investisseurs privés, à la diaspora africaine pour qu’ils apportent leur soutien à la concrétisation du projet.
Au démarrage, la nouvelle compagnie desservira les principales destinations de l’Afrique de l’ouest et du centre, puis, progressivement elle s’étendra à l’Afrique de l’Est et australe. Des lignes seront ouvertes par la suite vers les Etats-Unis, l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient.
Fraternite Matin